CHAPITRE XIX
ine des écoles établies dans toutes les villes , et où recevaient l'instruction élémentaire. Chaque enfant il à ses côtés un surveillant , choisi habituellement mi les esclaves de moeurs éprouvées et possédant me assez de connaissances pour, dans l'intervalle des ons , servir de répétiteurs. Quelques familles chrénnes remplaçaient cet esclave par un ecclésiastique , i bien , quoique plus rarement , par un moine. Cette struction élémentaire se prolongeait jusqu'à la dot*ènie années après cette première période, l'enfant lait assister aux cours où se donnait l'enseignement ésigné sous le nom de grammaire, et qui correspond notre enseignement secondaire. Les grammairiens , :omme tous les professeurs en général , jouissaient, depuis le règne de Constantin-le-Grand, de privilèges dont l'étendue peut nous étonner, et qui prouvent combien est inexacte l'opinion de ceux qui s'imaginent qu'à cette époque de transition, de troubles et d'invasions de Barbares , l'État ne favorisait pas les progrès de la science, des lettres et de l'enseignement. La personne et les propriétés des professeurs étaient exemptes de tout impôt public ; leur fonction était regardée comme l'une des plus honorables , et quiconque les insultait était condamné à payer une amende (1). Les villes dans lesquelles ils venaient enseigner devaient leur faire un traitement qui, joint aux récompenses extraordinaires qu'ils rece-
(1) LVdit qui peut Ôtrc regardé comme la base de Ions ceux qui ont réglé renseignement, dans ces premiers siècles , émane de Constantin-Ie Grand, et se trouve dans le God. Theod., lib. XIII , lit. III, 1. 1. Imp. Constantinus ad Volusianum, — Medicos, gramnialicos et professores alios liiteraruro, immunes e%%e$ ciiqi rebas,quas in civitatibus suis possident, precipimus, et honoribus fuuçi. In jus eiiamvocarl eo*,ve! injuriam pâli prohibemus, ita ut si quis eos vexaverit, ceutam Aillia nummornm aerario inférât, a magistratihus vel quioquennalibus exacte» , ne rpsi haoc pœoam sustineant. Servus eîs si injuriam fecerit, flagellis debeai «
vaient quelquefois , leur assurait un revenu considérable. L'enseignement qu'ils donnaient comprenait l'histoire, l'éloquence, la prosodie, l'explication des poètes et des philosophes. Dans les écoles des grammairiens gaulois , qui furent longtemps très-renommées, on lisait et on expliquait , comme nous l'apprend Sidoine Apollinaire , Aristote , Virgile, Plante , Naevius, Caton, Varron, Gracchus , Chrysippe et Fronton. Les écoles les plus célèbres de la Gaule se trouvaient à Lyon, Vienne, Bordeaux, Arles, Agen , Clermont et Périgueux. La langue et la littérature grecques étaient étudiées avec autant d'ardeur que celles du latin. Du reste, l'enseignement se bornait , d'une manière exclusive, à la littérature païenne.
Après ce degré d'instruction venait le troisième, comme dans nos universités modernes. Pour se préparer à la vie publique , soit que le jeune homme eût le projet d'occuper un emploi dans l'administration, ou de devenir jurisconsulte, médecin ou architecte, professions , depuis Constantin-le-Grand , particulièrement favorisées, il était toujours nécessaire qu'il se procurât une instruction plus universelle et qui se fondait principalement sur la rhétorique. C'était encore l'Etat qui lui en donnait la facilité , puisque, dans les deux capitales de l'Empire ainsi que dans les villes les plus considérables, il existait des professeurs d'éloquence nommés par le gouvernement et dont les jeunes gens devaient suivre les cours. Nous connaissons ces
suo domino verberari, coram eo , cui feceral injuriant , vel si doniinus consentit, vîginti millia nnmmornm fisco inférât, aervo pro pignore, dum snmma hacmolvitur, retinendo. Mercedes eliam eorum el Salaria reddi pracipiraus, qaoniam§ravissimis dîgnitaiibus vel parentes , vel domini , vel tutores esse non debent , fuo$ eor bonoribus votentet permiltimns , invitoi non coyimus. PP. Cal. Juq. Sirmio Crispo et Conslantino Çasar. cas.