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dans l'Église de Rome. Voici en quels termes se termine cette épître :
« C'est donc ici votre chose, votre affaire, l'intérêt de votre honneur, priez et suppliez, de peur que votre choix ne soit compromis par rnon peu d'habileté, et que mes efforts ne répondant pas à la haute opinion que vous vous en êtes formée, bien que j'obtienne grâce pour mon obéissance* à cause de ma soumission à vos ordres, vous ne sojrez cependant taxé d irréflexion et de peu, de jugement pour m'avoir donné des ordres déplacés. »
Si Von pouvait ajouter foi aux actes du concile de Rome , en Tau 433 (d'après Constant. Epp. Rom* Pon* tiff. /, p, 111, dppend., il paraît à peu près certain qu'ils sont apocryphes), Léon aurait, vers cette époque, pris avec beaucoup de vigueur la défense du pape Sixte III , faussement accusé par Anicius Bassus auprès de l'empereur Valentinien , dans les circonstances suivantes :
Le pape Célestin , à sa mort, en l'année 432, avait laissé le siège de Rome à Sixte III. Après la première ou la seconde année du pontificat de ce dernier, un certain Anicius Bassus, personnage consulaire, mesurant ses inimitiés sur ses richesses et sur sa puissance , accusa saint Sixte d'avoir corrompu une vierge consacrée. Par cette noire calomnie il sépara Valentinien et l'impératrice de la communion du pontife \ il souleva en outre contre lui , par les voies les plus odieuses , une partie considérable des grands , du clergé et di} peuple, Léon , qui exerçait le diaconat , aussi certain de la calomnie que confiant dans la vertu du pontife, au lieu de s'éloigner de Sixte , prit sa défense en main et entreprit de faire triompher publiquement $pn innocence. Alors , comme le rapportent les actes du concile tenu pour cet
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objet , Sixte se prit à dire : Si mes péchés s9 élèvent contre moi, pourquoi rien fait-on pas la preuve ? Là proposition fut trouvée raisonnable ; Valentinien rassembla aussitôt le sénat et le peuple $ Sixte, de son côté , réunit le clergé. Tous étaient présents dans la basilique de Sainte-Hélène. Alors le pontife, se tournant du coté de Valentinien, s'exprima de la sorte : « Qu'ils entrent, ceux qui ont divisé le fils cFavec la mère, et qu'ils lèvent tous les voiles de leur cœur. » L'empereur Valentinien se taisait. Le diacre Léon fit la réponse et dit : La demande est juste, qu'on y fasse droit. Le patronage et l'assistance de Léon firent donc réussir favorablement la cause de Sixte: car il fut déchargé du crime qu'on lui imputait, et ses accusateurs, convaincus de l'avoir calomnié, furent interdits des ordres sacrés. Tout cela résulte des actes du concile de Rome , célébré à cette occasion.
Quoi qu'il en soit de l'authenticité de ces actes, tomme il est dit que le Pape chargea Léon de la direction de cette affaire, on.y voit la preuve de la haute position qu'il occupait à cette époque.
En 439 , il sut déjouer les intrigues dé Julien d'Éclane, qui voulait rentrer subrepticement dans le sein de l'Église , dont il avait été exclu par son attachement au pélagianisme. « A cette époque, dit saint Prosper dans sa chronique, Julien d'Ëclane, cç fougueux partisan de l'erreur de Pelage, fit tous ses efforts auprès du pape Sixte pour être réintégré dans Vépiscopat, que son hérésie lui avait fait perdre, et n'oublia aucun artifice pour pei^ suader qu'il était véritablement converti. Mais Sixte ne se laissa pas surprendre par ce vieux hérétique, qui le voulait tromper. Il ferma toutes les avenues à la peste du pélagianisme , qui tâchait de rentrer dans le sein de