‹ Histoire du pontificat de S. Léon-Le-Grand et de son siècleChapitre 46 sur 378 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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O Jésus, vois éternelle du Père, quels admirables docteurs vous nous suscitez, eo remontant dans les ci eux!

Ce sont eux qni veillent constamment, de peur qu'un mélange adultère ne vienne corrompre la pureté virginale de la foi : la térilé confiée à leur garde ne peut souffrir la pins légère atteinte.

[Hymne de l'office de Parts pour la fàc de saint Léon*le*GranA.)

Saint Léon s'entoure d'hommes distingués. — Il s'applique à la prédication. — Il rétablit la discipline dans TÉglise d'Afrique. — Saint Rustique. — Importante dccréiale adressée à cet évéque. — Lettres aux évéques de Sicile et d'Italie.— Actes des conciles d'Orange et de Vaison. — Les manichéens. — Homélies de saint Léon contre ces sectaires. — Mesures du Pape et de l'empereur contre eux. — Les pélagiens. — Mort de sadnt Cyrille. — Saint Hilaire condamné par saint Léon. — Importantes décrétales et constitutions qui constatent l'existence universellement reconnue de la primauté du Saint-Siège. — Vie et mort de saiat Hilaire. — Affaire de l'Église d'Illyrie. — Les priscillianistes en Espagne. — Lettres et actes de saint Léon contre ces sectaires.

Le premier soin de saint Léon, devenu chef de l'Eglise, fut de s'adjoindre des personnes reconunandables par leur érudition et par leur doctrine, distinguées par leur intelligence des affaires ecclésias-

tiques et par l'intégrité de leurs mœurs , afin de se conduire par leurs conseils , et de les avoir sans cesse sous sa main, pour ne pas céder aux artifices de ceux qui sacrifient l'intérêt de l'Eglise à leur avantage particulier. Parmi ceux qu'il choisit pour les compagnons de ses travaux, saint Prosper d'Aquitaine tenait le premier rang. Scaliger l'appelle l'homme le plus savant de son siècle. Il était déjà connu dans le monde chrétien : car il combattit vivement, avec sa plume, les restes du pélagianisme , comme défenseur de la grâce de Jésus- Christ , et comme héritier de la doctrine et des sentiments de saint Augustin. Saint Léon avait pris saint Prosper en affection depuis l'époque où ce dernier était venu à Rome, sous Célestin, pour solliciter le Pape contre les ennemis du saint évéque d'Hippone. Léon et Prosper ne manquaient d'aucune de ces affinités qui servent à former les belles amitiés : un accord merveilleux d'esprit et de caractère , le même zèle pour faire avancer les intérêts de l'Église; chez l'un et l'autre une piété souveraine et un savoir singulier. Léon se trouvait dans les Gaules au moment de son élection, comme nous l'avons déjà dit précédemment; nous nous persuaderons volontiers qu'il emmena Prosper avec lui , afin de lui servir de conseiller et de secrétaire , comme autrefois saint Jérôme en avait servi à Damase. Il est certain que Prosper aida beaucoup Léon , principalement contre les hérétiques, dont le but constant était d'attaquer la foi catholique par des pratiques frauduleuses et par de sourdes menées.

Une autre preuve, non moins solide, que Léon donna de sa sollicitude pastorale, ce fut qu'aussitôt après avoir été placé sur la chaire apostolique, il entreprit nonseulement de moraliser par l'exemple de sa vie le peuple

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