‹ Histoire du pontificat de S. Léon-Le-Grand et de son siècleChapitre 67 sur 378 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

lice, province où le priscillianisme avait le plus de sectateurs, afin d'exécuter les mesures qu'il ordonnait. Un concile s'assembla effectivement à Tolède, mais les évèques de la Galice ne purent point y assister; en conséquence, saint Léon prescrivit que la profession de foi, rédigée par ce concile, serait envoyée à l'étape de Brague, en qualité de métropolitain de la Galice-, et quand plus tard un concile provincial de cettejprovince s'assembla pour le même objet , le Pape lui adressa une lettre particulière, mais qui a été perdue (1). Ces mesures mirent, à la vérité, un obstacle à la propagation de cette hérésie, mais elles ne la détruisirent pas complètement. Nous apprenons de Montamus, évéçuede Tolède (2), qu'au commencement du sixième siècle, il y avait encore beaucoup de priscillianistes dans les environs de Valence ; et ce n'est qu'après le concile tenu contre eux à Brague , en 561 , qu'ils disparaissent de Thistoire , du moins comme secte ; car plusieurs de leurs dogmes, ainsi que de ceux des manichéens, se sont maintenus fort avant jusque dans le moyen âge.

(1) Voyei App. Léon, éd. Balterini, 1. 1, p. 1441 , de epistol. deperdit.

(2) Agiùrre, Concil. Uispan. , t. II, p. 269.

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