‹ Histoire du Prieuré de Saint-Lô de RouenChapitre 17 sur 78 · LONGUERUE · texte numérisé non relu

LONGUERUE

Longum vicum, 1284. Ecclcsia de Longua Rua.

La Sainte-Vierge.

Nous avons vu dans un article précédent que le fief de Bierville s'étendait sur la paroisse de Longuerue. Lorsque les religieux, forcés par les circonstances, se virent obligés d'aliéner ce fief, ils n'en conservèrent pas moins droit à une rente de blé sur Longuerue.

Longuerue dépendait aussi de la baronnie de Cailly. Suivant le pouillé de 1648, c'était l'abbesse du monastère de Notre-Dame-du-Pré, au faubourg de Lisieux, qui présentait à la cure, comme seigneur du lieu. Mais, en 1630, les religieuses de Notre-Dame-du-Pré, a)^ant cédé, par échange, leurs droits à Jacques Dufour, sieur du Coudrai, ce fut lui qui devint le patron de la paroisse. Longuerue était du doyenné de Ry, bailliage de Rouen, et valait, suivant Eude Rigaud, trente livres de revenu avec un. xx. paroissiens.

C'est maintenant unecommunede 350 habitants environ, arrondissement et à 23 kilomètres de Rouen, canton de Buchy.

SALMONVILLE-LA-SAUVAGE

Ecdcsiâ Salemonvill^ Silvestris. Eu. R. Salmonville La Sauvage, 1648. Salmonville-la-Campagne, 1738.

Tout près de La Vieux-Rue, en la paroisse de Salmonville, le prieuré de Saint-Lô avait aussi quelques rentes, ainsi qu'on le voit dans la déclaration de 1462 : « Item, auprès dillec (la Vieux-Rue), en la paroisse de Salmonvillela-Sauvage, au fief de M. Pierre de Fontaines, jadis chevalier, douze mines davoynes de rente par chascun an (i) ».

Ces rentes provenaient d'une donation faite par Hugues de Longcamp, avec le consentement d'Emma, sa femme, et de Henri de Longcamp, son frère, à prendre sur divers particuliers, dont le détail est compris dans une charte qui se trouve aux archives (2).

Selon les pouillés, le seigneur du lieu présentait à la cure qui, au temps d'Eude Rigàud, valait vingt livres et comptait un. XX. paroissiens; doyenné de Ry, bailliage de Rouen.

Hameau dépendant de la commune de Grainville-sur-Ry, canton de Darnétal, arrondissement de Rouen, 160 habitants.

QUÉVREVILLE-LA-MILON

Eccicsia de Caprevilla. Eud. R.

La Sainte- Vierge.

« Item, en la paroisse de Quiévreville Lamillon quatre

(i) y. p. just., LXIX.

(2) V, p. iust., LUL

mine davoîne vintz sept soubs de rente pour les campards et en ont ventes treizièmes et reliefe (i) ».

Un aveu d'un certain Jean Le Tourneur, constate que les jeligieux de Saint-Lô étaient propriétaires d'une maison, jardin et terre à camp (2), contenant un acre et demi, le tout situé en la paroisse de Quievreville-la-Millon. Cet ensemble avait été fieffé par eux en 1402, moyennant xvi liv. tournois, un chapon, une géline, 20 œufs et deux boisseaux d'avoine de rente annuelle. Plus tard, ils achetèrent d'autres terres en cette môme paroisse ; ils eurent un prévost et la rente fut portée au prix de la déclaration ci-dessus.

Selon les pouillés, les chartreux de Rouen présentaient à la cure aux droits de l'ancienne abbaye de Sainte-Catherine, qui avait acquis le fief de Quevrcville en 1410.

Doyenné de Ry, bailliage et viconté de Rouen, valait xviii liv.; 60 paroissiens; hameau de la commune de Saint- Jacques, canton de Darnétal, arrondissement de Rouen, 252 habitants.

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