MONTREUIL
Ecclesia Sancti-Sulpicii de Montereul, 1286. De Moiisterelio, xuie siècle, Ecdesiâ de Montcrell. H. R.
Saint-Sulpice.
Nous voyons, par une charte de 1260 ou environ (i), que les Religieux donnèrent à fief, à un certain Thomas Foillol, trois acres une vergée et demie et dix perches de terre, situées en la paroisse de Saint-Sulpice de Montreuilen-Caux, moyennant une redevance annuelle et perpétuelle de huit mines et demie d'avoine, mesure d'Arqués, payable par moitié à la Nativité de Notre-Seigneur et l'autre moitié à la fête de tous les saints.
(0 F. p. just., LXVIII et LXXXX.
Cette propriété leur était venue par dom Mathieu, curéprieur de Cressy, qui avait été nommé exécuteur testamentaire à la mort de Mathieu de Moy, et avait passé de lui aux mains des autres curés ses successeurs, ainsi qu'on le voit dans un aveu de Guillaume de Saane, qui reconnaît tenir de Mathieu, curé de Cressy, par seize mines et un boisseau d'avoine de rente annuelle, six acres de terre situées près du terrain commun d'Heroisart (Héroussart) (i).
Mathieu de Moy, en effet, avait fieffé sept acres de terre, situées à Montreuil, dans sa propriété de la Vastine, à Guilbert de Saane de Bosmelet, moyennant dix-sept mines et demie d'avoine de revenu annuel, qui devaient être livrées au château de Bosmelet (ad boscum Mellet), à la fête de tous les saints et à la Nativité. Cette charte est de 1260 (2).
En 1296, sous l'administration du prieur Radulphe du Mesnil, Guillaume de Luce abandonna au curé-prieur de Cressy sept acres de terre situées dans la paroisse de Montreuil.
Montreuil faisait partie de l'archidiaconé d'Eu, doyenné de Longuevillj, bailliage de Rouen. Raoul de Cressy en avait donné l'église, en 1141, à Tabbaye du Bec, qui nommait à la cure, laquelle, du temps d'Eude Rigaud, valait quarante livres et contenait cent feux.
Commune de l'arrondissement et à 40 kilomètres de Dieppe, canton de Tôtes, 633 habitants.
(i) r. p. just., LVIII b, (2) r. p. iusl.,LXXXXa.