LOCALITÉS DIVERSES
Après avoîr rendu compte de tous les bénéfices ou propriétés plus ou moins importantes, mais bien connus, dont jouissaient les religieux de Saint-Lô, il nous reste à réunir ici les noms des autres localités qui nous sont révélés par des chartes ou des aveux et sur lesquels les détails nous manquent.
Ytnberville. — Tout ce que nous connaissons sur cette paroisse se trouve renfermé dans la déclaration faite au roi en 1419 :
« Item à Ymberville sept mines d'orge sur plusieurs personnes et lieux. »
Sainte-Croix. — Henri Waspail donne 20 sous de rente à prendre sur une terre qui était occupée par Rabel de Criketot in capite vici de sancta cruce. Sans doute Sainte-Croixsur-Buchy.
Ficus sancti Olifii. — Dans un fragment de charte très déchirée, nous avons pu lire qu'un certain Romain, fils de Robert de L'isle (filiusrob. de insuld), donne aussi à Saint-Lô terrant devico sancti Olifii, localité qui nous est inconnue.
Vicairerie de Sainte-Trinité ou de Saint-Mathieu. — Nous avons trouvé une provision accordée par Mgr de Bourbon, archevêque de Rouen, le 4 mars 1367, à doni Jean Chapel, chanoine régulier de Saint-Lô, pour jouir de la cure ou vicairerie perpétuelle de Sainte-Trinité ou de Saint-Mathieu et Saint-Lô, après la mort d'un autre religieux du même ordre. Saint-Lô était donc en titre à ce bénéfice.
Estouteville. — Dans le journal des visites de Eude Rigaud il est dit que le prieuré de Saint-Lô avait le patronage de douze églises, et dans le nombre son pouillé indique Estouteville, paroisse du diocèse et bailliage de Rouen, doyenné de Cailly, ce que nous n'avons trouvé nulle part ailleurs; mais d'autres localités encore nous sont indiquées par les mémoires. Il y est question de Baillecourt et Gauhervilky qui nous sont complètement inconnus, à moins que l'on n'ait voulu dire Gaudreville, diocèse d'Évreux, canton de Couches. On y parle aussi de CoUeville, canton de Valmont (Seine-Inférieure ?), de Auherville^ doyenné d'Eu (i) ? et de La Neuville-sous-Farceaux, diocèse et bailliage de Rouen, élection d'Andclys (2).
Suivant la charte de confirmation octroyée au xii' siècle par Henri Plantagenet, roi d'Angleterre, les chanoines de Saint-Lô possédaient dix acres de terre, dépendant du fief de l'évêque de Lisieux, qu'ils avaient achetées et qu'ils tenaient de l'abbaye de Mortemer, ainsi que le prouvait le titre qu'ils avaient entre les mains. Ils percevaient aussi les dîmes du fief de l'évoque de Bayeux. Ce fief de l'évêque de Lisieux se trouvait dans la paroisse de Bourgdenis et celui de l'évêque
(i) V. notre article surMgr de Gordes, trente-unième prieur (i" vol., p. 325). (2) V. P. just., X, année 1200.
de Bayeux devait être rue du Bec, à Rouen, comme l'enseigne la charte de Luce El (i).
Les chanoines de Saint-Lô héritaient des curés de La- Haye-le-Comte, paroisse du diocèse et bailliage d'Évreux ; il y avait donc là encore une sorte de dépendance ou d'affiliation qui nous est inconnue.
Nous avons aussi trouvé la preuve qu'ils possédèrent quelque temps, pendant les années 1633-1634, la terre de Cardonville, canton dlsigny (Calvados),*qui se composait d'un fief et de maisons.
Enfin, en 1659, ils possédaient une ferme et des dîmes en la paroisse de Saint-Georges-de-Montcoq, dans le Cotentin.