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creusait les fondations de l'école professionnelle, bâtie sur remplacement de Saint-Lô, et les épitaphes écrites la plupart à la pointe, sur des plaques de plomb, ont été déposées au Musée d'Antiquités de Rouen (i).
17 août 1663. — Fondation, par M"« de Monchy, d'une basse messe tous les jours, transférée au prieuré de Saint-Lô le 30 octobre suivant, pour laquelle la fondatrice paya la somme de 2,800 livres, qui furent employées à la construction de la rue neuve Saint-Lô.
22 août 1676. — Testament de Michel de La Rue et donation par sa femme de 2,087 livres pour célébrer deux messes chaque semaine et lui payer 160 livres de pension sa vie durant.
12 février 1684. — Fondation, par Jean deChoisy, d'une messe chaque semaine pendant un an apcès son décès, une grande messe au bout de l'an et après une basse messe tous les ans ; pour quoi il fut donné 400 livres.
30 mars 1694. — Donation de Jacques Thiébault de 900 livres, pour lui faire 50 livres de rente viagère, ainsi qu'à sa femme, et, après leur décès, célébrer une messe tous les samedis en l'honneur de la Sainte -Vierge.
1657. — Donation, par David du petit val, pour deux messes chaque mois et un service tous les ans, de 20 livres de rente augmentées en 1743 jusqu'à 24 livres.
II octobre 1748. — Fondation d'une messe basse tous les jours à onze heures, par M. de Martainville-Bailleul et par le marquis d'Estouteville, moyennant une somme de 6,000 livres.
(i) F. ce que nous disons de ces sépulnires dans notre § : Le prieuré de Saint'U devient propriété naticmale (i" vol., p. 369).
Nous avons vu que Guillaume Videbien, ancien sousprieur à Sainr-Lô, avait légué un don généreux à son ancien prieuré (i), à charge de délivrer une somme d'argent à la confrérie de Saint-Jean-Baptiste, établie dans cette église, et d'y faire célébrer solennellement chaque année la fête de saint Guillaume. L paraît que cette dernière clause n'était pas exactement observée et que cet office avait été oublié. En 1763, un des héritiers du fondateur, Jacques Widebien, ancien conseiller échevin, capitaine des bourgeois de Rouen et négociant dans cette ville, adressa une réclamation au prieur et présenta, avec le testament de son ancêtre, l'acte par lequel les religieux en recevant la donation en avaient accepté les charges, engageant tous leurs biens et revenus pour en assurer l'exécution. L'office fut repris en 1764 et la grand'messe célébrée avec Libéra, le chapitre se-réservant toutefois le droit de supprimer ledit office s'il se trouvait un titre contraire au premier.
Nous avons eu entre les mains un titre daté de 1386, par lequel un sieur du 3osc, bourgeois de Rouen, sieur d'Alouville-en-caux, et sa femme Catherine Poupart donnèrent au couvent de Saint-Lô une maison et la terre environnante sises rue Ancrière, pour être enterrés dans l'église du prieuré et pour avoir droit à des messes et aux prières des religieux.
Effectivement, Farin, dans son Histoire de Roucn^ signale au nombre des sépultures les plus remarquables du prieuré celles de Jean du Bosc, sieur d'Alouville-en-caux, décédé l'an 1400, et celle de sa femme, morte en 1438.
Nous ne rapporterons pas ici les diverses épitaphes des
(i) V. notre article sur le prieur commaiidataire Simiannes de Gordes (i*' vol., P- 3 H).
sépultures faites à Saint-Lô et déjà relevées par Farin, nous contentant de* copier celle de Duremort, soixante-unième évêque de Coutances, inhumé dans l'église du prieuré en 1444, et que donne Tabbé Le Canu dans Y Histoire des éviques de Coutances, à la page 260 :
« Hic jacet bona memoria, eximice quondam scientia et eloquentia reverendissimus in Christo pater Œgidius Duramortis, sacra theologia pr of essor ; canobiorum pridem belliprati, hinc belli'Becchij postea fiscanensis abbas; postremo Constantiensis episcopuSy qui decessit anno 1444, 2<fjulii. »
Les revenus que les fabriques savaient se créer par les inhumations dans les églises furent sans doute la cause pour laquelle cet usage se répandit au moyen âge, bien que les canons les eussent plusieurs fois blâmés. L'abus en avait été poussé si loin que souvent on inhumait plus de corps dans les églises que dans les cimetières, lesquels, eux-mêmes, situés dans le centre des habitations, pouvaient présenter quelque danger pour la salubrité publique.
Dans l'intention de remédier à ces inconvénients, le parlement de Rouen, en exécution d'une déclaration du roi, datée du 19 novembre 1776, par un arrêt rendu le 7 août 1780, ordonna la création de cinq cimetières en dehors de la ville.