‹ Histoire du privilége de saint Romain en vertu duquel le chapitre de la cathédrale de Rouen délivrait anciennement un meurtrier tous les ans, le jour de láscensionChapitre 13 sur 27 · HISTOIRE UU PRIVILEGE · texte numérisé non relu

HISTOIRE UU PRIVILEGE

dire. Connaissant toute refiicacité du privilège de saint Komain, et prenanten considération l'extrême besoin qu'ayaient les quaire pauvres nobles barons d'Aimajft détenus à la conciergerie du palais, d'être secourus par ce privilège , le prince TaTait envoyé vers uie:»6ieurs du chapitre , de Rouen , pour les supplier d^avoir en singulière reconunandation ces quatre malheureux gentilshommes , lors de l'élection prochaine. Le prince « incapable de rien demander qui ne fût juste et équitable, avait pris des informations scrupuleuses sur le procès à raison duquel les barons d'Aunay étaient détenus, et n*y avait rien vu qui les rendît indignes du privilège de la fierté. Des membres du parlement de Normandie, consultés à cet égard , avaient répondu qu'ils en passeraient par ce que déciderait le chapitre.

La réponse du chapitre au duc d'Ok*léans fut Irès-convenable. u Ne congnoissant les mérites et qualités de Tafifaire contenue en vostre lettre , nous ne poun ioiis , monseigneur , pour le présent, vous faire plus particulière et expresse response , fors que , en ce que nous pourrons , selon Dieu et conscience^ vous faire service, nous nous y emploierons en toute obéissance ».

T.r« r|ii<tr« filé Le roi de Navarre « sçachant que les ditz. barons

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obliciuMit estoient jeunes gentilshommes des quels le roy

Ja fierté*

(') RegUUe» du chupitic, avril I J^O.

BË SAINT BOMAm. S&1

poarroient tjnrer beaucoup de seniees, et en considération aussy qu'dz estoîent aliiéa du comte de Créance son cousîa, i» éciÎTait aux chanoines « qu'ik feroient œuvre louable , et plaisir , non à luy seurtement, mais aussy à beaucoup d'autres princes, les ayant pour recommandez au privilège de saint Romain ^ ' ^ » À la prière de la comtesse de Créance , cousine germaine des. barons d^Aunay, le duc d^Étouteviile recommandait instamment au chapitre ces quatre jeunes seigneurs « depuis asses longtemps prisonniers à Rouen, et, sans i'ayde de Dieu 9 en dangier de souffrir beaucoup. » Cette comtesse suppliait les chanoines « d'avoir ses cou-« sins en leur dévotion et souvenance» à la grâce qu'ilz avoient pouvoir de donner par vertu du privilliëge de saint Romain. » Le duc d'£toutev ille appuyait sa prière. « 11 me semble , disait-il , que ce sera œuvre très charitable pour l'honneur de gentillesse ( de la noblesse) de les gecter et mettre ors de la captive misère où ils sont. » Fils de noble homme Jehan Des Ëssars , baron d'Aunay , ces quatre jeunes gentilshommes si bien recommandés avaient déjà à se reprocher bien des crimes. La dame Des Essars, leur grand'mère du côté maternel, étant veuve , « s'estoit remariée pour son plaisir à ung nommé Alexandre Dumouchel , qui avoit esté toute

lO Lettre datëe de Verneofl, '6 mal

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