LIVRE IT.-RÉSISTANCE
« la forme de leurs vœux , que leur façon de les pré- « senter doit être pacifique, que leurs demandes ne doi- « vent tendre ni à la perturbation de la République, ni « au déshonneur du Parlement, et que c'est leur devoir « de se soumettre, en tous cas, à ses décisions. » On fit plus que censurer ainsi les démarches des officiers ; on prévit leurs violences extrêmes; et pour leur ôter d'avance tout moyen légal de gouverner, la Chambre décréta, le 11 octobre, que « quiconque établirait ou « percevrait, au delà de ce même jour, sur les peuples « de cette République, une imposition quelconque, sans « leur consentement donné en Parlement, serait coupa- « ble de haute trahison. » La délibération se poursuivait ainsi avec une âpreté péniblement contenue, lorsque, le 12 octobre au matin, la Chambre apprit, par le colonel Okey,que la pétition du Conseil général des officiers était imprimée, publiée, et qu'une lettre, signée de Lambert, de Desborough et de sept autres officiers, l'avait répandue dans tous les corps de Farmée , en sollicitant leur adhésion expresse, en témoignage de l'unanimité de leurs désirs. C'était évidemment la coalition, en attendant l'insurrection de l'armée contre le Parlement. Haslerig éclata et la Chambre le suivit ; les neuf officiers qui avaient signé la lettre, Lambert et Desborough en tête, furent révoqués de tous leurs emplois, et des successeurs furent immédiatement désignés pour les corps qu'ils commandaient. Le commandement en chef de l'armée fut retiré à Fleetwood, et attribué à sept commissaires, parmi lesquels Fleetwood conserva cependant