‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 119 sur 131 · DU PARLEMENT A L'ARMÉE · texte numérisé non relu

DU PARLEMENT A L'ARMÉE

une place; Monk, Ludlow, les colonels Morley, Wallon, Overton et Haslerig lui-même étaient les six autres. On yota que l'organisation du gouvernement et des Parlements futurs de la République serait, le lendemain, la première affaire à Tordre du jour; et pour qu'on fût sûr d'atteindre au lendemain, les régiments des colonels Morley, Okey et Moss , sur lesquels Haslerig comptait, eurent ordre de passer la nuit à la garde de la salle et des approches du Parlement *.

Le lendemain, 13 octobre, Westminster et ses environs offraient de toutes parts un aspect de guerre. Informé que Lambert avait résolu de le dissoudre ce jour-là même, le Parlement s'était préparé pour une énergique défense; les régiments de Morley et de Moss occupaient les portes, les cours et les abords immédiats du palais; d'autres corps, cantonnés près de Londres, entre autres le régiment de cavalerie du colonel Okey, avaient eu ordre d'arriver en hâte. Lambert, de son côté, avait reçu un billet portant : « Mettez-vous en « sûreté demain; sans quoi, votre tête est en péril; » Haslerig avait en effet, dit-on, formé le dessein de le faire arrêter et fusiller sur-le-champ. Malgré l'hésitation de quelques-uns des siens, Lambert prit hardiment l'offensive; à la tête de son propre régiment d'infanterie, il parcourut les rues, fit barrer celles par lesquelles les

« Journah of the house ofC, t. VII, p. 792, 794-796 ; — Pari hist., t. XXI, p. 450, 459-470;— Baker, Chronicle, p. 714-718;— Ludlow, Mémoires dans ma Collection, t. II, p. 528-529 ;— Whitclocke, p. 684 Bordeaux àMazarin, 20 octobre 1059 {Documents historiques, n° LV).

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