LE PARLEMENT (13 OCT
nel Duckenfield, l'un de ses plus hardis affidés; Lenthall insista pour passer, rappelant aux soldats qu'il était leur premier général; les soldats lui firent rebrousser chemin en se moquant, et lui offrant de le conduire à Wallingford-House, chez Fleetwood, qui lui donnerait, disaient-ils, des explications : « Si le lieutenant-général <c Fleetwood a quelque chose à me dire, » reprit Len- Ihall, « il peut venir me le dire chez moi; » et il retourna chez lui sans obstacle.
Les choses en étaient là vers le milieu du jour; Lambert avait visiblement l'avantage ; Haslerig et les siens firent demander du secours dans la Cité ; on leur répondit qu'on ne voulait pas se mêler de la querelle, et que la Cité se bornerait à maintenir Tordre dans son enceinte. Le public ne prenait aucun intérêt à l'événement ni aux acteurs ; les rues étaient pleines de passants indifférents qui allaient, comme de coutume, à leurs affaires, et de curieux presque aussi indifférents qui s'arrêtaient un moment, faisaient quelques questions, et reprenaient leur chemin. Cependant rien ne finissait; sur plusieurs points, les officiers et les soldats des deux partis, postés en face les uns des autres, s'étaient rapprochés, étaient entrés en conversation, et se montraient décidés à n'en point venir aux mains. Quelques membres du Parlement avaient réussi à arriver par la Tamise et à entrer dans leur salle. Le Conseil d'État s'était réuni. Lambert et Desborough d'une part, Haslerig et Morley de l'autre, s'y rendirent : les membres de la Chambre qui avaient pénétré dans Westmins-