‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 122 sur 131 · LIVRE II. — LAMBERT CHASSE · texte numérisé non relu

LIVRE II. — LAMBERT CHASSE

ter y furent appelés. Le débat commença violemment ; le colonel Sydenham justifia l'acte de l'armée : « La Pro- « vidence nous en a fait une nécessité,» dit-il; « c'é- « tait notre dernier remède. » Bradshaw, vieux et malade, se leva en s'écriant : « C'est un acte détestable et « que je déteste, et prêt à paraître devant Dieu, je ne a puis souffrir d'entendre blasphémer ainsi son nom, » et il sortit pour aller mourir chez lui, quinze jours après, désespéré et indomptable. Moins susceptibles, les autres membres du Parlement et les officiers continuèrent de s'entretenir; la désunion énervait l'un et l'autre partis; la nécessité pesait sur tous; on l'invoque pour les lâchetés comme pour les violences. Ils reconnurent qu'ils ne pouvaient ni se concilier, ni se combattre. Le Parlement céda ; on convint qu'il ne siégerait plus, et que le Conseil général des officiers se chargerait de maintenir la paix publique et de préparer la convocation d'un Parlement nouveau qui réglerait toutes choses. Le Conseil d'État fit donner aux troupes des deux partis l'ordre de rentrer dans leurs quartiers ; elles obéirent à l'instant 1 ; et par un accord entre des faiblesses mutuelles, le Long Parlement se retira sans bruit de cette salle d'où Cromwell, six ans auparavant, l'avait chassé

« Juumals of the h. ofC, t. VII, p. 797;— Pari, hist., t. XXT, p. 471-477;— Ludlow, dans in a Collection, t. II, p. 516-535; — Whitelocke, 684-685; — Baker, Chronicle, p. 719; — Carte, Ormond's Letteis, t. II, p. 245-248; — Clarendon, Hist. of the Rebell., 1. xvi, c. 84-8-j ; State-Papers. t. III, p. 591, 590 ;— Mémoires de Warwick, dans ma Collection, p. 352;— Heath, Chronicle, p. 756:— Oldmixon, The Hist. of the Stuarts, p. 441-443 ;— Echard, History ofEngland. t. II, p. 852-853;— Rapin Thoxr&s, Htstoire d'Angleterre, t. IX, p. J30.

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