‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 15 sur 131 · LIVRE J.-RELATIONS EXTÉRIEURES · texte numérisé non relu

LIVRE J.-RELATIONS EXTÉRIEURES

« s'en prévaloir, il faut user de gratifications, les Anglais « n'étant pas aisés à engager par de simples promesses, « et ledit sieur étant d'humeur à profiter de la conjonc- « turc, de crainte que le temps ne change. Si Votre Émi- « nence juge à propos de l'attacher dans le service du a roi et d'en faire la dépense, je pourrai faire une propo- « sition plus précise, et apparemment elle ne sera pas « rejetée, ni l'argent mal employé. » Quatre semaines plus tard, Bordeaux reprenait : « J'ai fait pressentir ledit « mylord Faulconbridge sur le présent que Votre Émi- « nence a pensé de lui faire; il le recevra et s'engagera « à servir. Quelques pierreries pour sa femme seraient « plus propres que de l'argent. 11 s'était attendu à deux « barbes, la mortalité s'étant mise dans les écuries de a M. le Protecteur; ce présent serait bien venu. » Et enfin, quatre jours après : « Je ferai espérer à mylord « Faulconbridge la gratification que Votre Éminence « juge à propos de faire à sa femme; à moins que M. le « Protecteur ne succombe, ce sera une dépense fort « bien employée ; je croirais que le présent ne doit pas « être au-dessous de mille pistoles. » Ainsi, trois mois après la mort de Cromwell, pendant que son fils, héritier apparent de son pouvoir, demandait sans succès à Mazarin un secours qui l'aidât à se maintenir, son gendre et sa fille recevaient les présents secrets du cardinal en promettant de le bien servir. La décadence va vite quand la grandeur chancelante n'est pas soutenue par la vertu ».

i Bordeaux à Mazarin y 15 et 29 septembre, 3, 10, 24 et 31 octobre 1658 {Documents historiques, n« IV).

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