‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 62 sur 131 · LE LONG PARLEMENT · texte numérisé non relu

LE LONG PARLEMENT

peuple; enfin, dans la législation civile et ecclésiastique, toutes les réformes depuis si longtemps désirées. Les républicains promirent l'amnistie et les réformes; sur la situation de Richard et sur le sénat, ils élevèrent des objections; on discuta. Les rôles étaient changés : pressés de sortir de l'anarchie qu'ils avaient faite, les chefs militaires, maîtres la veille, étaient maintenant presque à la merci des chefs parlementaires dont ils demandaient avec inquiétude le concours. Ni de Tune ni de l'autre part les difficultés n'étaient sérieuses; on se sépara sans avoir tout réglé , mais bien décidés à se retrouver d'accord. Peu de jours après, dans une nouvelle entrevue, les officiers déclarèrent, au nom du Conseil général de l'armée, qu'il était urgent que le Long Parlement fût rétabli ; et, sans discuter davantage, on convint qu'on se réunirait chez l'ancien orateur de la Chambre, William Lenthall, pour l'inviter à reprendre ses fonctions1.

Le 6 mai, en effet, seize parlementaires et autant d'officiers se rendirent chez Lenthall : les officiers, au nom de Fleetwood et du Conseil général de l'armée, étaient porteurs d'une déclaration officielle de leur résolution et de ses motifs : « A travers de longues vicissi- « tudes de dangers, de délivrances et de défections, r> disaient-ils, « les grands intérêts de cette république ont

* Ludlow, Mémoires, dans ma Collection, t. II, p. 446-453;— Mislriss Hutchinson, Mémoires, ibid., t. II, p. 274-275; — Baker, Chronicle, p. 699 ;— Bordeaux à Mazarin, 12, 15 et 26 mai 1659 {Documents historiques, n° XXIX).

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