LIVRE I.— MENIÎES DES RÉPUBLICAINS
Mais ne pouvait-on pas brouiller à mort, entre eux, le Parlement et l’armée, et mettre le Protecteur dans la nécessité de clioisir, à tout risque, entre ces deux appuis? Ce fut à cette pci’siiective et dans ce dessein que les oj»posants reprirent l’espérance et recommencèrent avec ardeur leurs efforts.
Le 7 mars, vers minuit, pendant que la Chambre discutait encore la question de savoir si elle traiterait avec la nouvelle Chambre des Lords, un membre assez obscur, M. Knightley, sortit i»our rentrer chez lui. 11 reparut peu de moments après dans la salle, l’air troublé et irrité; questionné par ses voisins : « Je retournais chez a moi, » dit-il, « avec la pennission de la Chambre; un « homme s’est approché de moi et m’a dit : — Si le vote « de la Chambre est négatif sur la question dont elle a s’occupe, vous serez dissous demain. — Les soldats U m’ont arrêté; je lenr ai dit que j’étais membre du B Parlement et j’ai vu, à leur mine, qu’ils nous regâr- B dent déjà bien de travers. Leur ofüeier m’a parlé rude- B ment sur l’affaire. 11 se nomme Shafto. A ce mot que « j’étais membre du Parlement, ils m’ont traité encore a avec plus d’humeur. » La Chambre émue leva sa séance, et l’un de ses membres les plus royalistes, M. Mordaunt, en rendant compte, le lendemain, au chancelier Hyde de cet incident , ajoutait : a J’espère que B cette après-midi on fera dans la Chambre la motion de
Thurloe, Stale-Paprr». t. V’II, p. 647;— Ludlow, Uémoirei dans
ma Collection, t. II, p. 419 W'hitclocke, p. 676; — Journals ofthe house of C.. t. VII . p. 602:— Burton. Diary.t. III. 233-252;— Rordtaux à JUaaarin. 24 et 27 févrierlOôy (Docuraenlt hittor.. noXYIl).