LES FINANCES
chute, et occupèrent seize séances sans anÎTer à aucun résultat efficace et définitif.
Malgré la gravité de ces débats, si les partis n'avaient été aux prises que dans de telles occasions et sur des questions ainsi officielles et prévues, les événements auraient pu ne se développer qu’avec lenteur ; le gouvernement, bien qu’il s’y usât, ne succombait point dans ces luttes ; et l’opposition, quels que fussent ses emportements ou ses desseins, finissait toujours par se soumettre aux décisions du Parlement. Mais à travers les grandes discussions constitutionnelles ou législatives, vinrent se Jeter des incidents, inattendus ou habilement suscités, dans lesquels les partis, donnant à leurs passions un bien plus libre cours et se portant des coups bien plus rudes, se précipitèrent à l’envi vers le dénouement qui se laissait entrevoir.
Les républicains, avec plus d’obstination que de sagacité, voulurent reprendre un moyen d’action qui, jadis, leur avait beaucoup réussi, les pétitions populaires. Les 9 et 15 février et le 16 avril, des groupes nombreux, la plupart niveleurs, anabaptistes et quakers, se présentèrent devant la Chambre des Communes, porteurs d’adresses dans lesquelles, <à propos des questions à l’ordre du jour, ils exprimaient des principes, des griefs et des vœux hautement républicains, regardant la Chambre
« Journal» oflht h. of C.. t. VII, p.599, 604-605, 613, 621, 622, 823. 627-631, 632-634, 636-639, 640 641, 643 ;—Burton, Diary. t. III, p. 55-65, 307-313; t. IV, p. 139-148, 294-300, 309-318, 318-327, 361- 368, 380-389. 3a<)-439, 439-448, 464-488 ; — Thurloe, Stale-Paptrt, UVU, p. 623 i — Pictorial hûtory ofSngland, t. III, p. 523-ft26.