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CONSEIL GÉNÉRAL DES OFFICIERS

être un moment que ce serait là une manifestation vaine qu'elle pourrait laisser passer sans combat. Mais cette illusion, si quelques esprits l’avaient accueiUie, se dissipa bientôt; thumhk représentation fut sur-le-champ imprimée et partout répandue; un grand nombre de sous-officiers et de soldats, entre autres ceux du . régiment de feu le colonel Pride, l’appuyèrent par des pétitions plus explicites et adressées à Fleetwood comme général en chef de l’armée : « Nous qui avons, sous « votre commandement, trempé nos mains dans le sang a pour cette querelle, » lui disaient-ils, « nous serions O épouvantés du compte que nous aurions à rendre au « grand et terrible jour du Seigneur si, par notre n silence, ces nations venaient à perdre leurs libertés, « et retombaient sous le joug de cette famille que Dieu « a si manifestement condamnée par tant d’actes de sa « providence, presque pareils à des miracles. » Os se déclaraient prêts à risquer, comme jadis, leur vie pom‘ la bonne vieille cause, o soit contre le vieux parti Cava- « lier, soit contre tout autre parti qui tenterait de nous a ramener vers la même servitude. » Des pétitions de quakers et d’autres sectaires se joignirent à celles-là. Deux aldermen et quelques officiers des milices de la Cité réussirent, bien qu’avec peine, à faire exprimer, en leur nom, des sentiments analogues. Le Conseil, général des officiers continuait de se rassembler et d’appeler, sur ses démarches, les bénédictions de Dieu. Des prédicateurs populaires, et, parmi eux, quelques-uns

des chapelains favoris de Cromwell, présidaient à ces

MR T.n’RK I,— I.A CHAMnUK RÉSISTE

pieuses solennités. C’était, autour du Proterleur et de la Chambre, pour les dominer par rentraînement ou |iar la crainte, un mouvement limité quant au nombre, et [léniblement fomenté, mais sérieux et ardent, comme de gens prêts à se jeter dans des résolutions extrêmes IKiur échapper à un extrême péril'.

La Chambre ne pouvait s’y méiirendrc, et après dix jours d’un silence plus patient que pnident, elle se résolut à repousser fermement de telles attaques. Elle se réunit le 18 avril, nombreuse et animée. On vota que nul membre ne pourrait sortir sans en obtenir la permission. « Vous avez longtemps parlé de trois états, » dit lord Falkland; o il y en a un quatrième qui, si l’on « n’y prend garde, nous mettra tous à la porte. » Sir Hobert Pye proposa que, pendant la session, aucun Conseil général d’oniciers ne pût se réunir autri'inent que de l’aveu et sous l’autorité de Son Altesse le lord Protecteur et des deux Chambres du Parlement. Un vif sentiment d’approbation se manifesta. Mais à la grande sui^prise des hommes peu versés dans rintelligcnce des brusques revirements et des menées sourdes des partis, les chefs républicains, d’ordinaire si susceptibles pour les privilèges et le pouvoir du Parlement, Haslerig,

* Journah of the h. of C.f i. — Pari.

p. 339-315; — Whitelocke, p.C77; — nurton, Diary, t. IV. p. 3G9- 379,388; — Clarendon, Hûl. of iheReheU.^ 1. xvi, c.O, 7; State- Papei's, t. III, p. 451; — Heath, CKronicle, p. 753, verso; — Baker, Chronicîe, p.697; — Harris, Life of Charles the II, p. 203; — Üld- Tnixon, H«I. of the StuarU, p. 432; — Echard, liist. ofEngland, (. Il, p. 837 ; — Bordeaux d A/aïarm, 17, 24 et 28 avril 1659 menls historiques, n« XXIV).

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