‹ Histoire du ProtectoratChapitre 45 sur 118 · APRÈS I.A DISSOLUTION DE LA CHAMBRE · texte numérisé non relu

APRÈS I.A DISSOLUTION DE LA CHAMBRE

plus avoir à répondre d’un jKiuvoir qu’ils ne possédaient plus. « Je pars pour l’Irlande, » écrivait lord Broghill à Thurloe'; « j’ai jmssé deux fois chez vous hier, et pluo sieurs fois auparavant, sans vous rencontrer; je puis « vous le dire sans compliment : ce n’est pas un de mes a moindres chajîrins que de quitter cette ville sans « prendre vos ordres et sans vous offrir mes humbles O remercîmenls de toutes vos faveurs. » Thurloe s’empressait pareillement de mander à Lockhart’, alors à Paris : « Son Altesse est maintenant exclue de toute par- « ticipation aux affaires du gouvernement et doit vivre « en simple gentilhomme.... Vous aurez besoin de |»ou- « voirs nouveaux pour continuer à traiter avec la cour a où vous résidez. Je voudrais vous savoir dans votre « gouvernement de Dunkerque; là vous échapperiez B mieux aux inconvénients que peut entraîner ce chan- « gement si grand et si inattendu. » Richard habitait encore Whitehall, traité encore de Protecteur; la justice continuait de se rendre en son nom; trois semaines même après l’explosion de la crise, Downing signait encore à la Haye, comme représentant du Protecteur, une convention entre l’Angleterre, la France et les Provinces-l'nies, pour obliger les rois de Suède et de Danemark à faire la paix*. Mais ce n’était là que des apparcnci's vaincs, ménagées pour dissimuler l’anarchie; en

* Le 29 avril 1659.

* Le 5 mai 1659.

3 Le 21 mai 1659; — Damoni, Corps diplumatique du droit dot Gens, t. VI, part. II, p. 252).

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