‹ Histoire du ProtectoratChapitre 47 sur 118 · APRÈS LA DISSOLUTION DE LA CHAMBRE · texte numérisé non relu

APRÈS LA DISSOLUTION DE LA CHAMBRE

leurs prédicateurs, leurs pamphlets. Lambert, aussi actif dans l’intrigue pour saisir le pouvoir qu’inhabile à l’exercer, les courtisait et les exploitait toutes au profit de son ambition et de sa vanité. Une mesure de réaction, dont les généraux ne purent se dispenser, accrut encore leurs embarras : ils dépouillèrent de leurs régiments Whalley , Goffe, Ingoldsby, tous les officiers qui avaient soutenu Richard jusqu’au bout, et en donnèrent le commandement aux colonels Okey, Saunders et autres disgraciés de Cromwell, fanatiques indomptables que leurs souffrances et leur constance rendaient populaires. Tant de dissensions et de tiraillements aggravaient d’heure en heure l’anarchie, dans l’armée comme dans le pays; les soldats quittaient leur corps, les uns pour prêcher, les autres pour se Uvrer à toutes sortes d’actes d’avidité ou d’insolence, hardiment indociles à des chefs trop attentifs à les ménager pour les commander fermement; et la responsahihlé de cet état plein d’alarmes sociales pesait sur les auteurs de la chute du Parlement et du Protecteur. On redemande le gouvernement à ceux qui l’ont détruit’.

Pour se décharger de ce fardeau, les officiers n’avaient qu’une ressource : ces vieux chefs républicains, longtemps leurs ennemis, et que naguère leur antipathie commune pour les royalistes et pour la cour de Richard

J LudlüW, Mémoires, dans ma CoUec(ion,t. II, p. 44?, 456, 446 ;~ Par}, hist., t. XXI, p. 369 ; — Thurloe, S/ale-Poper*, t. VII, p. 666 ; — Clarendon, S(a(tf-Papw«, t. III, p. 459, 461-469; — liordeatus à l^azariri^ ô et 19 mai 1659 (Documenti n* XXVIII).

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