‹ Histoire du ProtectoratChapitre 57 sur 118 · I.'O IJVRE II.— PÉTITION DE L'ARMEE · texte numérisé non relu

I.'O IJVRE II.— PÉTITION DE L'ARMEE

stance et de quelque façon que ce fût, depuis le lûavi fl 1653, jour de l'expulsion du Long Parlement par Cromwell ; 2o la reconnaissance et l’acquittement de toutes les dettes contractées, depuis la même époqûe, pour le service de la République ; 3* une épuration sévère qui écartât de toute fonction publique quiconque n’avait pas donné des preuves d’attachement et de fidélité à la bonne vieille cause; 4* le maintien d’un Sénat, composé d’hommes éprouvés, à côté de l’assemblée représentative élue par le peuple ; 5» le payement de toutes les dettes contractées soit par Son Altesse le dernier Protecteur,- soit par son j)ère, depuis le 15 décembre 1653, date de l’établissement du Protectorat; une dotation perpétuelle de 10,000 livres sterling de revenu, avec une habitation convenable, pour Richard Cromwell et ses descendants; plus, aussi pour lui, 10,000 livres sterling de pension viagère, et 8,000 livres pour sa respectable mère ; « afin a qu’il passe à la postérité un témoignage de la haute a estime dans laquelle cette nation tient les bons services O qu’elle a reçus de son père, notre illustre général. » Et pour faire acte de puissance, en même temps que pour donner à leurs principes et à leurs prétentions une sanction efficace, les officiers déclaraient en terminant : ■ Nous reconnaissons et nous proclamons le lord Charles a Fleetwood, maintenant lieutenant-général de l’armée, O comme général en chef de toutes les forces de terre de a cette République. >> Ils imposaient ainsi, au Long Parlement restauré, les mêmes conditions que les meneurs de cette assemblée, dans leurs conférences préalables, et

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