LIVRE IL— MONK ADHERE
s’opposer à leur vœu. De concert avec eux, U écrivit au Parlement*, se félicitant de le voir revenu au pouvoir, « car votre présence,» dit-il, «était devenue si nécessaire « que, si vous aviez tardé uu peu plus longtemps, nous « aurions bien pu n’avoir plus qu’à demander ce qu’était « l’Angleterre. » Il leur recommandait cependant, avec une sérieuse insistance, « le dernier Protecteur, Richard « Cromwell, et sa famille, et sa mère. Son Altesse a douairière, afin qu’il leur soit assuré un sort et des a dignités en harmonie avec les grands services passés a que cette famille a rendus à ces nations. » Et après avoir rappelé au Pailement les espérances religieuses et civiles de la bonne vieille cause, il finissait en disant : a Puisque vous servez l’intérêt de Dieu et de son peuple, a vous jiouvez compter, en toute confiance, que nous « soutiendrons et défendrons votre autorité contre a l’opposition de tout pouvoir arbitraire, quel qu’il soit.» A la réception de cette lettre, la joie du Parlement fut vive; il la fit sur-le-champ pubUer et répandre avec profusion, et le Conseil d’État eut ordre de préparer une ré|K)nse où la Chambre, p:u- l’organe de son Orateur, témoignait à Monk sa confiance avec sa satisfaction. Au Itout de quelques semaines, le bon accord fut sur le jwint d’être troublé : la Chambre, malgré ses démonstrations, aurait bien voulu restreindre l’influence de Monk sur l’armée d’Ecosse, et s’y faire un parti contre lui ; elle tenta de traiter cette armée comme celle d’Angleterre,
* Le 13 mai 1659.