‹ Histoire du ProtectoratChapitre 69 sur 118 · LIVRE IL— ATTITUDE · texte numérisé non relu

LIVRE IL— ATTITUDE

« gnés pour chaque millier et centaine Bien des per-

« sonnes croient que le jiouvolr tombera entre leurs « mains^ ce qui excite de vives alarmes, surtout parmi « les possesseurs de grandes fortunes qui les ont sauvées a jusqu’ici en s’accommodant au parti dominant , mais « qui sont persuadés qu’ils n’en jouiraient pas long- « temps sous la domination de ces gens-là *. »

C’était précisément chez ces gens-là que Vane, désesjK-rant de sa cause, cherchait encore une force pour la défendre. A la fois politique et mystique, homme de parti clairvoyant et théologien rêveur, il ne se faisait point d’illusion sur les périls de la Ilépublique et était toujours prêt à se lancer, ])our la sauver, dans des combinaisons où son imagination pieusement chimérique lui rendait quelque espérance : « Le peuple est fou , » disait-il ; « s’il était Uvré à lui-même, il rétablirait le Roi.... Il y U a deux appuis pour notre gouvernement : la reUgion a et la liberté; c’est du premier surtout qu’il faut nous a préoccuper; c’est aux saints, aux voyants d’Israël que « doit appartenir la prépondérance. Il faut qu’ils soient

a j)eu nombreux le fardeau est trop grand jK)ur un

U seul homme sujet à la tentation ; il en faut peu, bien a peu. » Il réduisait alors à trois , au lieu de trente, le Conseil suprême auquel il entendait remettre, nonseulement le pouvoir exécutif, mais le veto sur les résolutions du Parlement ; et c’était avec les Anabaptistes,

' CUarendon, Slate-Papert, t. III, p. il9, 569 ; 484, 493 , 511, 581; — Thurh^e, State-Paperi, t. VII, p.703; — Ludlow, dant

ma CoUn-ti’on, t. II, p. 461, 183, 513-513 ; — MUtriis Hutchioaon, U0moiru, vj,id., t. Il, p. 389

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