‹ Histoire du ProtectoratChapitre 71 sur 118 · LIVHK II.— ATTITUDE ET RE.NOUVELLEMENT · texte numérisé non relu

LIVHK II.— ATTITUDE ET RE.NOUVELLEMENT

vivaient retirés dans leurs terres, ne voyant à tenter rien de sérieux ni d’un succès probable, et se bornant à transmettre, de temps en temps, à Charles 11 les assurances de leur dévouement et un peu d’argent. Le petit comité, chargé à Londres des affaires du roi, loin de pousser aux entreprises hardies, les déconseillait au contraire, et ne recommandait que la prudence et l’attente : U Si vous pouviez paraître ici avec une force un peu U considérable, écrivait M. Âshton àHyde', beaucoup « de gens se joindraient à vous; mais que vos anciens a serviteurs recommencent d’eux-mêmes quelque chose, a outre que cela est très-improhahle, rien ne serait plus « nuisible à vos affaires, car vos ennemis ne désirent « rien tant qu'un incident pareil, qui mettrait un terme « à leurs discordes et les rallierait entre eux pour agir « contre nous, o Charles et ses conseillers dans l’exil avaient eux-mêmes adopté cette poUtique expectante : « Nous pensons tout à fait comme vous que nos amis tt doivent se tenir tranquilles jusqu’à ce qu’une bonne a occasion vienne à s’offrir, écrivait Hyde*, et nous a faisons tout ce que nous pouvons pour leur persuader « que c’est bien lii l’avis et l’ordre du roi. » Lorsque, malgré ses instructions , quelques Cavaliers impatients machinaient quelque complot, le traître que, deux ou trois ans auparavant, Cromwell avait acheté dans le comité royaliste, sir Richard Willis, toujours vendu aux mêmes conditions de modération discrète, continuait

> Le 15 juillet 1650.

* Le 10 mai 1659.

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