DU PARTI ROYALISTE
à informef Thurloe , et par lui les chefs républicains, de ce qui se tramait autour d'eux, et faisait ainsi échouer sans bruit des desseins conçus avec doute et mollement entamés*. ‘
Mais des éléments nouveaux, moins usés et plus hardis, étaient entrés et entraient chaque jour dans le parti royaliste : des Presbytériens préoccupés du désir de réparer leurs torts envers la monarchie, et de traiter avec elle en la rétablissant; des Cromwelliens convertis qui avaient, en changeant de maître, leur fortune à conserver ou à refaire; des hommes jeunes, étrangers aux anciennes luttes, pressés de jouer un rôle dans leur patrie, et embrassant librement la cause royale pour en finir avec ces révolutions qui recommençaient et ces gouvernements qui tombaient toujours. Ceux-là se plaignaient amèrement de l'inertie des vieux royalistes : a C'est le plus mou et le plus indifférent des
« partis, D disait Mordaunt a j'essaye tristement
■ de lutter contre ce flot de bassesse qui nous enva-
a hit, et de secouer cette fatale léthargie Ils ont
<r attendu d'abord la révolte de Honk; celle-là mana quant , ils ont attendu la révolte de Lockhart ; t celle-ci fait défaut; ils espèrent que l'amiral Mon- « tague fera de l’opposition. » En même temps qu’ils jugeaient si sévèrement leur propre parti, ces nouveaux royalistes, exempts de préventions et de rancunes personnelles, accueillaient dans leurs rangs tous
> Clarendon, S(a(*-Paptr(, t. III, p. 481, 53S, 468.
• Les S mai, 6 et 17 juin 1659.