LIVKE II.— ATTITUDE DE CHARLES II
les alliés qui se montraient disposés à servir leur cause; ils recommandaient de grands ménagements pour le système ecclésiastique des Presbytériens ; ils assuraient que les Cromwelliens, b maintenant que leur veau d’or O était tombé, n’abandonneraient point leurs principes « monarchiques.» Avec le roi lui-meme, ils portaient, dans leur attitude et dans leur langage, une indépendance et une franchise étrangères aux habitudes de cour: « Les plus réservés des hommes prudents conviennent « enfin qu’il est grand temps que nous nous préparions,» lui écrivait Mordaunt', « et quoique personne ne s’a- « venture à vous conseiller, pour son propre compte, a de courir les risques que vous courrez réellement en a venant ici , cependant. Sire, nous vous demandons a la permission de vous dire que c’est notre avis una- « nhne qu’aucune démonstration sérieuse ne peut être a faite pour votre rétablissement si vous n’y hasardez a votre personne. » En toute circonstance, ils donnaient au roi des conseils de hardiesse pour lui-même et de facilité libérale envers d’anciens ennemis *.
Charles accueillait de bonne grâce ces conseils, sans inspirer iwurtant pleine confiance qu’il voulût ou qu’il sût les suivre. Les hommes qui les lui adressaient étaient de bons Anglais et des protestants sincères, attachés à leurs institutions nationales et à leur foi. Se méfiant et de la politique et de la religion du continent , ils dési-
• Le 16 juin 1659.
t Clarendon, Slatr-Pafers. t. III, p. 400, 482, 491, 526, 488,472, 492, 493, 509 ; — Bordeaux à Maxarin, 16 juin et 17 juillet 1US6 (Docvmmts (iMlorijuer. n“ XLlll).