III. — Édit de juillet 1561, eontre les réunions des
protestants.
Cette lettre fut suivie, quelques semaines plus tard, de l'édit connu sous le nom d'édit de juillet. C'était la confirmation des édits précédents. Il interdisait aux calvinistes toutes réunions publiques ou particulières, même sans armes : le rite seul de l'Eglise romaine devait être observé dans l'administration des sacrements; il était défendu, sous peine de mort, de se permettre des termes injurieux, des qualifications odieuses, enfin tous discours ou insinuations capables d'ameuter les peuples.
Il accordait une amnistie générale pour le passé,
(1) D. Plancher. — Histoire de Bourgogne.
et la peine de bannissement était substituée à celle du feu, pour crime d'hérésie.
Cet édit n'apporta aucun remède au mal : nonseulement il ne fut pas observé, mais il fut la cause, selon Castelnau, « qu'aucuns des protestants commencèrent à respirer et à prendre courage. » (1).
Les réformés continuèrent leurs assemblées où se soufflait le feu de la guerre civile, et où se répétaient les instructions de Calvin et de Théodore de
Bèze ; « exterminez les prêtres (2) pareils
monstres doivent être étouffés, comme fis ici, » dit Calvin, « en l'exécution de Michel Servet. » (3).