C. A. Tanner
M. Vessot, père de M. le pasteur Vessot d'Ottawa. Un des premiers ouvriers de l'œuvre missionnaire française. Contemporain de M. et M'"'' Amaron, dont le fils, Calvin Amaron, est actuellement pasteur à Québec. (Voir tome I, p. 147, 148.)
M. C.-A. Tanner. (Voir tome I, p. 231.)
Samuel Rondeau.
T. G. A. Côté.
M. le pasteur Samuel Rondeau, un des nombreux cousins du sympathique rédacteur en chef de V Aurore, a été successivement pasteur au Canada et aux Etats-Unis, où il a travaillé avec les Côté, les Amaron et les Provost. Il quitta Fall River pour entreprendre un travail de géant dans l'ouest canadien. (T. II, p. 181.)
M. Thomas G. A. Côté,' pasteur de l'Eglise Lowell. (Voir tome II, p. 181.)
M. Langlois.
M. le pasteur Langlois, actuellement au service de l'Eglise de Juliette.
Log House.
C'est dans cette modeste construction que M™"- Feller et M. Roussy ont commencé l'œuvre qui est devenue celle des Instituts Feller de la Grande Ligne. (Voir tome I, p. 244.)
Maison des filles à la Pointe-aux-Trembles.
La maison des filles à la Pointe-aux-Trembles est aujourd'hui unie au corps principal par une vaste chapelle. (Voir tome I, P- 307-)
Ecole de Belle-Rivière.
(Voir tome I, p. 149.)
W. Chodat.
Prof. J. L. Morin.
M. Chodat a débuté comme élève à l'Institut Méthodiste. Il est devenu maître en 1906. Pendant ses années d'enseignement il a consacré ces loisirs à l^étude de la théologie, et, après sa consécration, qui a eu lieu en 191 1, a continué ses services à l'Institut Méthodiste jusqu'au terme de l'année scolaire 1912- 1913. Il est maintenant pasteur de l'Eglise Méthodiste de la rue Delisle.
M. J.-L. Morin, aujourd'hui professeur à l'Université Me Gill de Montréal. Un des gendres de feu le Père Chiniquy. A été pasteur de l'Eglise Saint-Jean de Montréal. (Voir tome II, p. 176.)
J. Waltier. • /
Nous avons parlé de M. Waltier dans les relations concernant les Instituts de la Pointe-aux-Trembles et l'école de l'Eglise La Croix. Dans ces deux institutions ce travailleur infatigable a su mériter l'estime de ses élèves.
Chapelle Saint-Damase.
L'œuvre a été fondée par MM. Chiniquy et J. Morin.
Si M. Duclos eût été là pour mettre le point final à son manuscrit, s'il eût donné lui-même le « bon à tirer, » son œuvre eût été plus complète, moins imparfaite surtout. Mais Malherbe l'a dit :
La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles,
On a beau la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles,
Et nous laisse crier.
Duclos n'a pas eu le temps de crier; son Dieu l'a pris en pleine activité pour le faire monter plus haut. Le dimanche qui précéda son appel, M. Duclos assistait au culte aux Planches dans le temple de Montreux, il communia des mains de M. le pasteur de Haller. En nous parlant de ce service qui l'impressionna beaucoup, M. Duclos disait : « J'ai eu le sentiment que le Seigneur me prenait à lui une seconde fois, votre chère, mère était alors si près. »
Ils sont unis maintenant, leur séparation ne dura que trois ans et demi. .
Ce temps parut long à notre cher disparu, il eût été raccourci de moitié si pour faire plaisir aux siens et à ses amis, Duclos n'eût pas continué à s'occuper de l'œuvre de son Maître, si, descendant de la chaire, il n'eût pas
pris la plume. O mon Dieu, pourquoi n'as-tu pas permis qu'il la tînt quelques semaines encore, son œuvre eût été achevée? Elle eût porté l'empreinte de son auteur. Il était, a-t-on dit, un causeur aimable et savait toujours demeurer dans la charité. Discutait-il ! jamais de propos aigres n'altérait son sourire et ses lèvres jamais ne s'ouvrirent pour une calomnie. Ces dons qui le firent apprécier dans la société, même dans la société catholique il les a transportés dans la chaire et ses cinquante années d'enseignement et d'exhortation ont été cinquante années durant lesquelles il a donné des conseils, causé comme le ferait un père ou un ami. Il n'était pas l'orateur aux périodes qui enlèvent, il était la voix qui vient du cœur et qui trouve le chemin du cœur.
Avant qu'une attaque, soigneusement cachée aux siens, n'-eût quelque peu atteint ses facultés intellectuelles, Duclos était un écrivain qui savait se faire lire et l'allocution qu'il fit près du cercueil du Père Chiniquy, comme le discours qu'il prononça aux funérailles du docteur Coussirat rencontrèrent l'approbation de tous. Au cercle littéraire français, ses causeries faisaient les délices de chacun et ses travaux écrits étaient suivis avec intérêt.
En dehors des obligations de sa charge pastorale, il donnait beaucoup de son temps, beaucoup trop vers les dernières années de sa vie. Il y eut des jours où il reçut chez lui plus de trente ouvriers qui venaient lui demander de l'accompagner dans telle ou telle usine afin qu'on leur donnât du travail sur sa recommandation. Jamais il ne refusa un tel service.
Infatigable correspondant, il était en relations avec plusieurs pasteurs du continent et les lettres qu'il en re-
cevait souvent lui apportaient de nouvelles charges. C'est par dizaines qu'il faut compter les jeunes hommes qu'on lui confiait dans l'espérance qu'« un changement de milieu faciliterait un relèvement désirable ». Quand il commença, cette œuvre de sauvetage lui était relativement facile, il pouvait suivre ses protégés et les porter en quelque sorte. Quand les années lui imposèrent des précautions qu'il négligea trop souvent, il fut quand même le bon Samaritain. Jusqu'à sa dernière heure il s'est dépensé pour les autres; le 12 septembre, la veille de sa mort, il écrivait encore à un jeune homme pour lui envoyer un peu d'argent qui lui avait été confié par un pasteur de Genève.
Une jeune personne arrivait-elle à Montréal; la société des Amies de la Jeune fille connaissait l'adresse du pasteur Duclos, et sa protégée était sûre de trouver, au foyer pastoral, un accueil cordial autant que chrétien. Des émigrés, il en a secourus par centaines et on ferait difficilement un tour dans l'une de nos colonies françaises ou belges établies dans le Far- West canadien sans rencontrer des hommes, des femmes, voire même des tout jeunes, pour lesquels Duclos fut à la fois, l'ami, le conseiller et trop souvent, hélas ! le prêteur à fonds perdus.
Les étudiants français du Collège presbytérien connaissaient aussi la maison de la rue Mance, plus tard celle de la rue Prince Arthur, c'était un peu le home. On y était reçu comme en famille et la table frugalement servie était ouverte à tous. Parfois, quand la bourse était par trop plate, l'étudiant se rappelait encore la maison Duclos et rarement il en repartait sans emporter quelque prêt que souvent plusieurs oublièrent de rendre. Ils ont
fait pour d'autres ce que j'ai fait pour eux, disait Duclos en rappelant ces faits, ils sont quittes.
Le Seigneur l'a béni en lui donnant une belle famille, deux fils et trois filles lui survivent. A la suite de l'incendie dont il a été parlé dans son livre, la fortune de Duclos fut tout à fait perdue, et il y eut des créanciers pressés de répandre sur le compte du pasteur des bruits que Duclos n'a jamais voulu entendre. Sans rien demander à personne, il était sur ce point d'une délicatesse outrée, il continua sa route, assurant à ses enfants la belle éducation qui a conduit les fils au barreau et qui a fait de ses trois filles des femmes accomplies ; l'une d'elles est femme de pasteur, elle apporte dans son ménage les qualités de cœur de son père et le dévouement, l'oubli de soi incomparables de sa mère.
En Suisse, Duclos s'était fait des amis qui nous ont entouré pendant notre court séjour sur les bords du Léman; tombé en plein travail sur une terre étrangère, il n'a jamais été seul. Dès que la mort a eu achevé son œuvre, Duclos eut près de lui le frère d'un ancien condisciple, M. Ed. Gonin, de Lausanne, à qui nous exprimons toute notre reconnaissance. Les belles-sœurs et les nièces de Duclos, appelées en toute hâte, vinrent de Neuchâtel et la famille de Montréal fut avisée par câblogramme. Le lecteur pressent ce qui se passa alors, ce fut uii coup de foudre pour tous ceux qui connurent le douloureux événement. Par câblogramme on donna des ordres pour que le corps du défunt fût envoyé au Canada et la veille du départ, dans le salon de la maison où la maiii de Dieu l'avait atteint eut lieu le service funèbre. Service émouvant s'il en fut. Duclos qui avait tant de relations était entouré d'amis de la veille; ses nièces
étaient les plus proches parentes. M. le pasteur Gagnebin de Genève, un parent par alliance, s'était malgré son âge et la maladie imposé les fatigues du voyage pour rendre un dernier hommage à un ami qu'il croyait devancer. L'adjudante Robert, de l'Armée du Salut, vint apporter à cette cérémonie le tribut de la reconnaissance. Elle avait été pendant plusieurs années au service de l'Armée à Montréal, Duclos l'avait reçue comme une sœur et pour lui procurer un peu de repos l'avait invitée à passer les vacances dans sa modeste maison de campagne. L'adjudante Robert a rappelé ces souvenirs en rendant hommage au défunt qui s'oublia trop pour les autres. Beau reproche que celui-là et comme nous voudrions pouvoir être digne qu'il fût un jour adressé à notre mémoire.
Quelques semaines après, la dépouille mortelle de Duclos touchait le port de Montréal, c'était le 6 octobre. Le 8, à 2 heures de l'après-midi, à l'éghse La Croix, qu'il avait fondée, tout un peuple entourait les restes de l'homme de bien qu'on pleurait. Présidé par M. le professeur Biéler, le service religieux fut douloureusement émouvant. En les accentuant, les principaux orateurs relevèrent les traits que nous avons indiqués.
Dans une prière touchante, M. le principal Brandt, pasteur, remercia le Seigneur de ce que Duclos, quoique mort, parlait encore. « Ce qu'il nous dit, en cet instant solennel, c'est ce que doit entendre et pratiquer la génération qui monte pour préparer au Canada des chrétiens et des patriotes, car Duclos fut à la fois un protestant fidèle et un Canadien fier de son pays ». Il nous est agréable de relever ce témoignage pour l'opposer aux prétentions intéressées de ceux qui, dans notre province
de Québec, comme ailleurs, s'en vont répétant sans preuve et sans conviction qu'il n'est pas possible d'être protestant et canadien français ^
^ Canadien et Français, Duclos l'était de toute son âme. Sa famille est une des plus anciennes du pays puisqu'en 1646 on trouve déjà un Gabriel Duclos, venu de Sailly, natif de Noraie, établi à Québec. Six ans plus tard Gabriel Duclos épouse, à Montréal, Barbe Poisson, dont on a relevé la courageuse intervention lors d'une attaque des Iroquois (voir notre paragraphe sur les Héroïnes). Un descendant de Gabriel Duclos fut juge au Tribunal civil et criminel, un autre journaliste.
Nous n'avons pas pu retrouver les notes au moyen desquelles Duclos avait établi sa conviction. Nous nous souvenons toutefois qu'il avait trouvé des indications précises qui lui permettaient de considérer Gabriel Duclos comme un de ses aïeux.
Simple explication.
Nous avons trouvé dans les papiers de l'auteur des notes éparses que nous avons groupées de notre mieux. Il eût été désirable de les introduire dans le corps de l'ouvrage : c'eût été tout profit pour le lecteur. En dépit de nos préférences personnelles, nous n'avons pas pensé qu'il fût convenable de faire subir au travail primitif une telle transformation. Nous ignorions ce que l'auteur se proposait de faire de ces notes, avions-nous le droit de substituer notre plan au sien ? Comme il ne fallait pas que les recherches qui avaient été faites fussent complètement perdues, et que plusieurs avaient un réel intérêt, nous nous sommes décidés à l'adjonction des pages qui vont suivre.