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OBIOIMB DB L'AMCBNNB éOUSB DB SAINT-LOUP BT DB Là. CHAPBLLB DB SAINT-TRONC.
AU commencement du XVP siècle , la chapelle de Saint-Thyrse se trouvant trop petite pour la population, qui avait considérablement augmenté, on en bâtit une autre un peu plus grande au Sud de la première, et on fit communiquer les deux au moyen de quelques arceaux assez peu gracieux. Nous tenons ces détails des témoins oculaires, car cette église ainsi agrandie a existé jusqu'en 1787. Mais nous savons par l'histoire que la nef septentrionale de Tancienne église de Saint-Loup, était réellement Tantique chapelle de Saint-Thyrse (1).
Cette nouvelle église fut érigée sous le vocable
(1) Antiquité de Téglise de MarseiUe, etc., t. Il, page 488, note.
de Saint-Loup , évêque de Troyes, probablement parce que le donateur portait ce nom , qui était d'ailleurs assez coaittiiW'Âlkilréli Marseille. C*est ainsi que le village de Saint-Barnabe a tiré son ntrtri delSarhàbê Câpeîlè, notaire à Marseille, lequel en 1535 fit un don considérable à cette église (1).
Quant à l'époque de la fondation de Tancienne église de Saint-Loup, nous ne croyons pas nous ttbtUper beaucoup en la mettant dans le [iretfaier quart du XVP siècle ; car nous trouv(kïs ce Vocable pour la première fois à l'occasion d'tlti âclë pkssélë 31 mars 1531, j^arléqUël « lemonàstéî* de Saint-Victor dohnë en bail à fietnàrd ïaxbin une tigne située à Saint-Lôiîp, à la cënsiVë de trtis pataè (2), à l'office de la Trésorerie (3). »
teii 1536, tout le terroir de Marseille fut ravagé par l'âl'méë de Charleis-Qulnt , qui s'avança jus-
(i) Éiitoiré deÉ actes à des ddtibéràtîôns du Conseil rifitmicipal de Marseille, par L. Méry et Guindon, t. V, p. 538.
^ Pièce dé monnaie valant deux deniers.
(3) Ancien inventaire de Saint-Victor , p«ge 17.0 , i^)le pàâs)^ d&ëz Jëàh llés»Giielïi, notaire
qM siam «es murs, maïs fût bkotèt <!^Mgèe âfr bâltre en retraite (1).
Le 15 mai 1543^ il y eisit une oonveation passée entre la commune de Marseille et les sieovd Vayssade père et fils , pour qu'ils fbumissewt cte la viande à la ville ; et en câs de peste, ils s'obli-^ gèi&sA à tenir boucherie dans les six endroits sui- Toiits : lesAygalades, les Crottes, Saint-Jérôm>e» FcHrt des Payars (Saint-Barnabe), Saint-Tbys ^int-Loup) et Sainte-Marguerite (2).
Le 7 février 1547, les religieuses de SaiM^ Sauveur affermèrent les terres qu'elles possédaient à la Moutte, quartier de Saint-Loup. Les fermiers devaient donner la moitié de tous les grains, mais* ils gardaient la paille , moyennant la somme à0 cinq florins. Ils devaient planter tous lésant, i^ leurs frais , 200 arbres sur les bords de l'Huveaune , qui baigne la propriété. Le monastère
(2) Archives dé lu YHk,^*' stiMm, V Keigtetro â»B 4éfi^
devait avoir la moitié du bois provenant de l'émondage des arbres (1).
t Le 14 juin 1562, il y eut une transaction entre le Vénérable Chapitre de l'église Cathédrale de Marseille et Messire Christophore Capucii, chanoine prébende dans la prébende de Féglise de Notre-Dame d'Eoures et de Saint-Tyrse , de làquelle prébende on n'avait pas intégralement payé les pensions et les arrérages. Au lieu de vingtdeux émines de blé que Messire Capucii recevait par an, il ne dût en recevoir que seize, parce que les campagnes rendaient moins que par le passé. Les fermiers devaient porter ce blé à Marseille, à sa maison, au milieu du mois d'août. (2) t Cette transaction fut approuvée par le seigneur Ragueneau, évêque de Marseille.
(1) Fonds de Saint-Sauveur, H. 25, dans V Histoire de l'Abbaye des religieuses de Saint-Sauveur, par M. André. La partie de la Moût te qni appartenait à ces religieuses est celle qui est le plus rapprochée du village delà Pomme. On rappelle encore aujourd'hui Leis Moungeos.
(2) Fonds d0 la Major, liasse 78,' archive» de la Préfecture.'
La peste ravagea encore Marseille et son territoire eu 1547, 1558 et 1579. En celte dernière année, elle emporla 30,000 âmes dans la ville et le terroir. Elle fut de plus suivie d'une horrible famine • qui provint, ditRuffi, de ce que la ville d'Aix priva les Marseillais du secours qu'ils avaient coutume de recevoir des villages voisins, ayant retenu sur le passage les grains qui eussent servi à les tirer de la nécessité. » La peste parut encore en 1586 dans la ville. Les habitants se réfugièrent dans les campagnes ; étant rentrés, en 1597, elle recommença. Enfin, en 1598, elle emporta encore de trois à quatre mille personnes. Ce fut, d'après Buffi, sa onzième apparition dans le courant de ce siècle. Trente-deux ans après, c'est-à-dire en 1630, on la vit encore reparaître dans la ville et le terroir ; mais heureusement ce fut sa seule apparition dans ce siècle (1).
L'année 1645 , on disait encore la messe, les dimanches et fêtes d'obligation , dans la chapelle
(1) Ruffl, 1. 1, p. 335, 337, 352, 369, 444, 475.
deSaiDt64]lroii. Maïs à cette époque, les^hdbilMts du quartier de Saint-Tronc c sûpplièneilt lu suin gneur Éréque de Marseille de leur permettre d'éd^ g^ une chapelle au pied de la colline de Sainte* Croix , attendu que celte colline étant très^estar» pée, il était difficile aux vieillards, aux infirmes et aux femmes enceintes d'y aller entendre la m^ssbi Le seigneur Évêque consentit à leur denaande j et la chapelle (ut érigée (1). » Elle a dix mètres de long sur cinq de large, et ne reçoit le jour que par la porte d'entrée. Elle sert aujourd'hui de remise^ et fait partie , ainsi que les restes de l'ancien cou* vent des Bénédictines et les (erres adjacentes, ded propriétés de M . Pierre Paul . Déj à, à cette époque^ le domaine des moines de Saint-Victor sur les terres de Saint-Tronc s'était modifié avec le teinp&^ Elles appartenaient à des particuliers ; laais les religieux avaient conservé sur ces terres ce qu'on 2q[>pelait alors la directe, c'est-à-dire un certain droit à percevoir une valeur aonuelle , et leur
(1) Extrait à\k griffé d» l'Évéché coànervé à SainVLoiip»
aumôDier avait le titre de seigneur direct de Saint* Tronc. < Cet aumônier était obligé, en sa dite qualité, d'acquitter ou de faire acquitter une messe chaque année dans la chapelle de Saint-Tronc, le jour de l'invention de la Sainte-Croix, et il s'acquitta de celte obligation jusqu'au 3 mai 1710 seulement , attendu que celte chapelle fut alors interdite par le seigneur Évêque (1). »
En 1654, un rapport d'experts relatif au moulin de l'hôpital du Saint-Esprit , et à celui des Jacobins ou Prêcheurs, donne au quartier le nom de Sainl-This et Saint-Loup (2). Après cette époque on ne trouve plus dans les actes que le nom de Saint-Loup; cependant la vallée qui s'étend entre la traverse de Valbarelle et la Bonnecorse, à l'Est, et la traverse du Vallon de Vesque, à rOuest , a porté le nom de Vallon de Saint-This jusque vers la fin du XVIII"' siècle (3).
(1) Extrait du greffe de TÉvêché conservé à Saint-Loup,
(2) Archives de la Préfecture, inventaire de Saint- Victor, liasse 209.
(3) Contrat d'achat de la campagne de M. Jean Sibon.