‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 104 sur 315 · Lebeuf. Histoire du diocèse de Paris. T. VII, p · texte numérisé non relu

Lebeuf. Histoire du diocèse de Paris. T. VII, p

LIVHB m. CHAPITKG I.

tage, aussi bien que la communauté de pr^'tres qui avait été établie au sommet de la montagne pour desservir le fameux calvaire qu''on y avait dngé. Le supérieur ecclésiastique de ces bons Ermites était alors le docteur Grisel, le même, on s'en souvient, qai avait autrefois dirigé le jeuiio de Ciorivière, étudiant en droit à Paris, et l'avait soutenu de ses conseils dans l'œuvre diflîcile de la vocation. Ce fut sans doute à son invitation que son ancien pénitent se mit en rapport avec eux; pcut-t>tre même se fiïa-t-il pour un temps au milieu de leur solitude ; il aimait dans la suite à se rappeler les grâces de choix qu'il avait reçues dans ce lieu béni. De leur côté, les Ermites ne tardèrent pas à reconnaître le prix du trésor qu'ils avaient le bonheur de posséder. Comme ils faisaient une profession particulière de la prière, ils voulurent en apprendre les règles d'un homme qui eu avait pénétré lui-même les secrets. Le P. de Ciorivière se rendît à leurs désirs et composa un petit traité qu'il intitula : Cojisidérations sur l'exercice de la prière et de l'oi'aison, d'une forme très simple, plus pratique que spéculative.

Avant de le faire imprimer et de l'insérer dans leur Directoire, les Ermites le soumirent à l'Archevêque de Paris, qui en confia l'examen au supérieur de Saint-Lazare et à plusieurs prêtres instruits.

Les censeurs firent quelques dinicuttés i\ propos des considérations sur les oraisons passives et des faveurs accordées par Dieu aux rtmea qu'il appelle à ces états extraordinaires; mais l'auteur ayant apporté de solides raisons de sa doctrine, ils donnèrent Y imprimatur. Sur ces entrefaites, le

P. de Clorivière dut quitter Paris; ce départ, et d'autres empêchements qui surgirent alors, ne lui permirent pas de mettre à profit l'autorisation reçue, i;t les Considérations demeurèrent manuscrites dans le Directoire des Ermites. Elles ne furent [iubli(5e9 qu'en 1802. Elles ont été réimprimées depuis. Nous n'hésitons pas à les proposer auxame3 pieuses comme ua Manuel où elles apprendront le grand art de la prière.

Dans le même temps le P. de Clorivière faisait plaL'erunautremanuscrîtsouslesyeuxdeM.Duvoisin, docteur de Sorbonne; celui-ci, après en avoir pris connaissance, approuvait l'ouvrage et la déclarait '! rempli d'intérêt et propre à entretenir le zèle. » G'iitait le Modèle des pasteurs, ou précis de la cil' de M, Semin, curé d'un village dans le diocèse de T.

Le héros de ce livre n'a jamais existé : c'est une lîotion et une sorte de roman, dont notre goût actuel n'accepterait pas tous les tableaux, le style un peu tendu, les tirades sonores et sentimentales; mais Tauteur avait jugé à propos de se servir de cette raniH-, pour adresser aux prêtres occupés dans les {)an >ls3es un enseignement et des leçons qu'il eût été plti.-s difficile de faire entendre directement. M. de Scininestexempt d'ambition; il ne poursuit d'autres intcréta que ceux de la gloire de Dieu et du salut des ilmes; il demande comme une grâce d'être envoyé dans une paroisse de campagne. Sur ses instances répétées, on lui confie la plus difficile et la plus abandonnée du diocèse. C'est là qu'on voit éclater tout ce que peut le zèle d'un saint prêtre, et les

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