LIVRE III. CHAPITRE III
remplir toujours avec fidélité, et n'abandonner jamais la bannière de mon divin CheP. »
Cette profession de foi acheva de !e compromettre auprès de la municipalité. Il ne crut pan pourtant devoir rien retirer de la fermeté de son langage, et sans rechercher les sujets irritants, il continua à faire entendre les leçons de l'Evangile. Dana les rapports privés, il ne s'expliquait pas nvec moins de franchise, et bientôt il se fit la réputation d'un adversaire déclaré des nouveaux dogmes. II avait pris cette attitude, non par bravade, mais par principe et par devoir. Revêtu par la confiance de Mgr Cortois de Pressigny, ou peut-être de son prédécesseur, de presque tous les pouvoirs de Vicaire-Général du diocèse, chargé du séminaire épiscopal, il tenait à donner à tous, prêtres et fidèles, l'exemple d'une tidélilé inébranlable aux enseignements de Jésus- Christ et de son Eglise.
Il ne tarda pas à s'apercevoir, aux tracasseries dont il fut l'objet, que bientôt il ne lui serait plus possible de faire le bien à Dinan et qu'on ne manquerait pas même de lui enlever, de gré ou de force, la. direction du collège pour la faire passer entre des mains laïques. C'est en effet ce qui eut lieu l'année suivante. Il se décida donc à se retirer.
Une autre raison plus grave le confirma dans celte résolution. Il avmt toujours entretenu dans son cœur le désir des missions lointaines. Ce désir, longtemps contrarié, se réveilla alors avec plus de force. 11 crut voir dans les circonstances présentes une indication