La Vie duP. Pierre-Joteph Pieol de ClorivUre, p
su HIsrOIRB DU P. DE CLOBIVIBRB
delà volonté de Dieu, et il s'ouvrit à son évoque de soa dessein. Mgr de Pressigny fut touché de ses raisons et, malgré la perte que faisait le diocèse, il ne crut pas devoir refuser son assentiment, et il loi on fit parvenir l'assurance le jour même de la fête du I'. de Clorivière, 29 juin 1790.
C'est le Canada, on s'en souvient, qui avait tout il'abord tenté son zèle; il n'avait rien omis pour tibtenîr l'honneur d'aller poursuivre, au sein des ])auvres tribus de l'Ouest, les glorieux et rudes havaux des Jogues, des Brébeuf et des Lallemant. Mais la carrière lui avait été constamment fermée : une autre plus vaste, et non moins riche en fatigues r-i en fruits de salut, s'ouvrait à lui dans les immenses ri'gions qui s'étendent au sud de la Nouvelle -France, de l'un à l'autre Océan.
Les colonies anglaises d'Amérique, aidées par l'or cl par le sang de la France, venaient de consommer leur rupture avec la mère-patrie et de proclamer K>ur indépendance. Peu de temps après ce grand «■■vénement, le Souverain Pontife Pie VI avait soustrait le clergé catholique de ces contréesàla juridiction du Vicaire apostolique dont il avait dépendu jusqu'alors, <!t à la demande de Franklin, ambassadeur à Paris lies nouveaux Etats, il avait, en 1784, nommé le P. Jean Carroll directeur de la mission, et lui avait confié quelques-uns des pouvoirs de Vicaire ai»o3tolique.
Le P. Jean Carroll était un ancien Jésuite. Il (l(!scendait d'une noble famille catholique irlandaise qui avait émigré en Amérique sous le règne du malheureux Jacques 11. Il naquit au Maryland, le