LIVRE III. CHAPITRE IV. 2Ô
il y reconnut l'esprit de Dieu, qui veille toujours sur son Egliae et lui envoie en temps opportun les secours nouveaux que réclament les circonsfances. Non content d'exprimer de vive voix son approbation, il voulut en laisser le témoignage par écrit de sa main'. 1. Voici cette approbalion transcrile de l'original : Hanc cujuadam Socirlatis relïi/xoix deUncaliù^ient allevte tegitnvs, ipsamque Societalem genti chrÎBtianxpei-utilcm fore apprime cr^ditntM ; pei' illatn enim haberetit Eccletia d eliam vita civilig, qtti fideliler et animo, ulriuique difftciliora et grai-iora adimplrrent officia; in ea haberent peccatores et qui a recto et rero tramite €tberraverint auxiliatricem manum,cv}uaopeadv>asj-nstitia!redire paasinl; in ea haberent pii et qui semper Dùmino serviemnt, fidei et inrtulis tncilamenlum ; jam nwllu» reperirelur cui dolendum fuiisel ipsi prœclusam erse perfectîonia evangclicte viam; Hbfnter eitsentimur autkori, hune quem proponit modtim vitee imaginent guamdani prmferre nateentis Eceleaim, euni fidelibus, lieet varii» diilracli operibus et offieiii, Ucet direrta haberinl hoepitia, lamcn erat cor tinum et anima una; proindeque pio, et ul credimus, utiti volo, fauBlum precamw exitum. — Maclorii, die J8 scptembria 1790. f Gabriel, episeopua Maelovienais.
s Ce plan d'une Société religieuee a été lu par Kous avec allenlion ; Noos croyons fermement que cette Société serait 1res utile au peuple chrétien. Grâce & elle, ea elTet, il y aurait, dans l'Eglise el la vie civile elle-mênie, des personnes qui rempliraient fidèlement et génc- ■reasement les devoirs les plus difficiles el les plus graves de leur condition ; les pécheurs, et ceux qui se sont écartés du droit chemin, trouveraient en elle des mains secourables pour revenir dons les sentiers de la justice; les âmes pieuses, et ceux qui ont toujours servi Dieu, y trouveraient de leur cAté un encouragement ù la vertu; personne ne pourrait plusse plaindre qu'on lui a fermé le chemin do la perfection évangélique. Nous pensons bien volontiiîrsavec l'auteur que ce genre de vie est comme une image de l'Eglise naissante, de cet état où les fidèles, bien que séparés les uns des autres par les occupations et les devoirs de conditions diverses, et vivant aussi dans des demeures différentes, ne formaient ceiiendant qu'un cœur et qu'une âme. C'est pourquoi nous souhaitons à ce pieux, et comme nous le pensons, utile projet une réussite heureuse. — A Saint-Malo, le '18 septembre 1790. i Gabbiel, évéque de SainlMato. »
Cette approbation porte la date du 18 septembre 1790. En même temps, il permettait au P. de Clom'ière de ^'associer dans son diocèse ceux qui voudraient se joiiuire à lui.
Cncouragé par ce premier succès, te fondateur résolut d'aller solHciter à Rome l'approbation du Souverain Pontife. Pour donner plus de poids à la requôte qu'il se proposait de présenter, il pria ud certain nombre de ses amis de joindre leurs signatures à celle de Mgr Pressigny'. Plusieurs firent
i . Voici les aoms de ceux qui souscrivirenl bu projet ■ en signe, dit le P. de GlorîTière, de leur approbation et de leurs commnnE .ysJrs : »
'I lÎKUTHrEn, Julien-Jacques, prêtre de Saint-Ualo, professeur d'élnquence dans le même collège épiscopal.
Moi, Pierre-Joachim Gaultier, prêtre, professeur an même colli'gi?, qui n'ai rien plus à cœur que de devenir membre de la susilii.'Sociélë.
Ml, l'rançoisGeorge Corhaux, Recteur de l'église paroissiale liiii ili' Pkintel, dans le diocèse de Saint<Brieuc, et directeurdes iiii-~i <:]s et des retraites dans le même diocèse.
Ei:< riiie-Picrre Ëngebran, écolâtre de Saint-Halo, a le plan su- III' iitionné extrêmement à cœur.
M.iiliurinCEiEREiL de KERGATTÉ,prorès delà Compagnie de Jésus.
ri^iiçois-Joseph Collas, prêtre de Saint-Malo.
Oliïicr-François-Mathurin-Pierre Le Coq, professeur au collège de Dinan, prêtre.
Ouillnume-Augustjn-Etienne Gauvain, Recleur de l'église parois- •^iit}'- rVvignac, au diocèse de Saint-Malo,
ii:i:i^ René-Marie de Miniac, Recleur de l'église paroissiale de .Saiiil -Carné, au diocèse de Dol.
l'rançoia Picokays, prêtre de Saint-Malo.
Tliomas-Mathurin Desbois, prieur, curé de Saint-Pern, au diocèse' de Snint-Malo.
Louis-Harie de Villeneu^'e, de la Compagnie de Jésus.
Jean-Louis Decombe, autrefois de la Compagnie de Jésus. ■
Les Pères de Villeneuve et Decombe étaient étudiants en théolc^ie .iu riioment de la suppression de la Compagnie de Jésus; ils étaient