LIVRE III. CHAPnnt: v
des personnes dont on fût parfaitement sur, n ît écrivait que cette œuvre « lui paraissait devoir beaucoup contribuer à la gloire do Dieu, of. h lu conservation de la religion et de la pif^té. »
Dès lors une impulsion nouvelle lui fut douiiée. Le premier plan fut examiné de nouveau, et modifié dans le sens des obser\'ations que l'expérience et une étude attentive avaient suggérées au P. de Clorivièro. Cependant il demeura le même dans sa substance, et l'Institut de la Compagnie de Jésus continua de lui servir de base. Ce second plan fut imprimé, et suivant la coutume constante du fondateur de sou* mettre tous ses actes au jugement de l'autorité épiscopale, il fut envoyé à Mgr de Juigné et àMgrde Pressigny, qui lui donnèrent l'un et l'autre leur approbation. « Après cette rédaction du plan, écrit le P, de Clorivière, on fil des conférences sur les vœux de religion, et sur la manière de les observer. On y développa toutes les règles du Sommaire des Constitutions de saint Ignace, en insistant sur les points dont l'observance noua était comnmne avec la Compagnie de Jésus. On y traita aussi de l'accroissement de la Société naissante; mais ou procédait en ce point avec beaucoup de circonspection, n
Les conférences se poursuivirent jusqu'au mois d'août. La Société du Cœur de .lésus comptait alors une trentaine de membres. Mais dans reffervescence où la journée du 10 août, la déchéance du roi et le» pins absurdes calomnies répandues contre le clergé avaient jeté les passions antireligieuses et révolutionnaires, il ne fut plus possible de les continuer. Dès le lendemain du 10 août, un grand nombre de
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prêtres avaient été arrêtés et enfermés, les uns au séminaire de Saint-Firmin, les autres dans l'ancien couvent des Carmes,victimes réservées aux prochains égorgements que prépare la Commune de Paris. Il parut donc absolument nécessaire de se mettre en sûreté. Tous, hélas, n'échapperont pas aux visites domiciliaires, et plusieurs grossiront le nombre des martyrs, aux horribles journées de septembre. Mais la Société était constituée; elle avait son but bien défini, ses règles, ses moyens d'action, l'approbation de deux évoques ; elle pouvait avec plus de confiance affronter la tempête et attendre des jours meilleurs.