LE P. DE CLORIVIÈRE SE RETIRE EN PROVENCE
Malgré les mauvais jours, la Société du Cœur de Jésus n'avait pas laissé de prendre un certain essor. Elle avait pénétré dans les diocèses de Rouen, de Chartres, de Sens, de Séez, de Besançon. Ces succès et les espérances que laissait entrevoir un prochain avenir, encouragèrent le P. de Clorivîère à reprendre un projet que les circonstances l'avaient forcé d'ajourner. Le plan de la Société, écrit en 1790, n'avait pas été présenté au Souverain Pontife; différentes causes ayant retardé d'abord, et puis rendu impossible le voyage de Rome.
Ce premier plan, en demeurant le même dans sa substance, avait fait place à un autre, imprimé en 1792, et qui, examiné par l'archevêque de Paris et l'évêque de Satnt-Malo, avait reçu leur approbation avec de grands éloges. C'est ce second plan que le P. de Clorivière résolut de soumettre au Pape. Il