‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 168 sur 315 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

IKSTATIOS DU P. DE CLORIÏIÈIIK - IL E DÉMARCHES l'OrR OBTENin SA MJ

■ ESFRRMï': AU ' i EN LlllEriTÉ

Le P. de Clorivière, comme nous Tavona dit, s'occupait de revoir ses différents ëcrits, lorsque le i mai 1804, jour consacré au saint Pape Pic V, il fut [Out à coup arrêté et conduit à la Préfecture de olice. Là, pendant trois jours, tous ses jiapiers Sirent soumis, lui présent, au plus rigoureux Kamen. Ses comptes de conscience et ses résolupons de retraite, ses conférences aux Bénédictines nglaises de Bruxelles, ses prunes aux fidèles de Paramé, ses cantiques spirituels et ses poésies fugilives, enfin et surtout ses écrits concernant la Société nu Cœur de Jésus, tout fut passé en revue avec un soin ninutieux. Mais on ne trouva nulle trace de conspiraton; le seul complot qu'on découvrit fut ce complot ï Vengeance évangélique formé, on s'en souvient, k la suppression de la Compagnie, par une associalion de proscrits, et dont le P. de Clorivière s'était bontré un des plus ardents promoteurs. Il ne restait plus à examiner qu'un grand portefeuille. « Ces

Messieurs, raconte-t-il, avaient gardé ce morceau pnur la fin comme le plus appétissant. » Leur attente fui trompée; ils n'y rencontrèrent que ses lettres (l'ordination et des reliques qu'il y avait mises autrelois et qu'il y fut heureux de retrouver, les ayant cru perdues. On lui rendit les reliques; mais tous h-^ papiers furent retenus et entassés péle-méle, s:mi^ avoir été paraphés, dans un vieux coffre, autour (luijuel le chef de la première division de police, M . Bertrand, qui présidait à l'inspection, fit attacher Il [ic mauvaise corde et déposer dans un coin; quelqueatins furent mis de cdté comme plus importants.

I.es interrogatoires n'amenèrent pas un résultat l>lus heureux. Ils furent faits par M. Bertrand luînK'iiie. Le premier porta tout entier sur le 3 nivôse. Il .II' n'ai eu, dit le P. de Clorivière, à répondre qu'une clio^^e, qui est très véritable, savoir : que je n'ai eu 10 /> naissance de l'araire que par la voix ptilifique. Les autres interrogatoires n'ont roulé que sur mes papiers, dans lesquels on n'a trouvé rien à ii'ilire; ce n'est qu'au dernier qu'on m'a parlé de l'Association... On ne m'a fait aucune question sur ses membres. Quand on l'aurait fait, j'aurais su i'''pi)ndre sans nommer personne. On m'a plus d'une luis demandé si je le recevais le Concordat''' et rh^tijue fois, on a paru étonné de ce que je répondais jui'c assurance que je le recevais de tout mon (ifiir. A la fin du dernier interrogatoire, M. Bertrand juji dit qu'il se lavait les mains de tout cela, que l'ordre de m'arréter venait de plus haut et non pas (11; ta Préfecture... »

Ces dernières paroles expliquent les mesures qui

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