LIVRE V. CHAPITRE I
Quant à l'autre, que jamais je ne l'aï vu, ni connu, mais que n'ayant aucun soupçon sur son compte, il est très possible que, sur ce qu'on m'en a dit, je me sois intéressé à lui et que je l'aie recommandé à d'autres... Qu'on avait eu en main mes lettres et papiers, qu'il ne s'y était rien trouvé àmn charge;... il en est convenu... il m'a demandé où je voudrais aller, supposé qu'il fût à son choix de me rendre la" liberté. Je lui ai répondu que j'étais dans ma soixante-douxième année, que j'avais mes habitudes, et que je souhaiterais qu'on me laissât à Paris; que je trouverais des personnes connues qui répondraient de moi. . . Nous nous sommes quittés mutuellement satisfaits. 11 m'a dit qu'il espérait que sa visite me serait utile, que je sortirais incessamment'. »
Ce ne fut qu'après beaucoup de difficultés et de longs délais que M. Desmarels obtint de Fouché, le Ministre de la police, l'autorisation de faire un rapport favorable sur son entrevue avec le P. de Clorivière, et de l'adresser à l'Empereur. L'évoque, de Rennes s'offrit à servir de caution au prisonnier, et à l'emmener en Bretagne. Mais tout fut inutile : les dispositions en haut lieu étaient absolument hostiles.
Nous en avons la preuve dans une démarche que fit alors, auprès du Ministre de la police et auprès de M. Real, conseiller d'état, M"' d'Allérac, nièce du P. de Clorivière. M™ d'Allérac avait été mise, par une suite de circonstances particulières, en rapports presque intimes avec une sœur du Ministre d'état,