CHAPITRE II
VIE INTÉRIEURE DU TEMPLE - OCCUPATtONS DU P. DE CLOHIV ŒUVRES DE ZÈLE - ÉTUDES SUR L'ÉCRITUBE SAISTK
En temps ordinaire, à moins de rigueurs spéciales motivées soit par une évasion, soit par des ordres venus du Ministre de la police, les prisonniers du Temple qui n'étaient pas au secret, jouissaient d'une certaine liberté. Ils pouvaient se voir, prendre ensemble leurs repas, ae faire servir du dehors. Plusieurs avaient même leur chambre séparée, dont ils se plaisaient à faire une sorte de foyer domestique qu'ils ornaient avec amour. Les ressources personnelles servaient à adoucir les rigueurs de la captivité. Le P. de Clorivière se plaint plus d'une fois, dans ses lettres, d'avoir des comptes assez embrouillés; mais ses nièces et une bonne tante, M"" de Nermont, viennent à son aide, en sorte, si nous l'en croyons, qu'à prendre les choses du cùté des souffrances physiques, sa détention n'avait rien de bien douloureux. Quant au sacrifice de sa liberté, nous avons vn avec quelle résignation sereine il savait l'offrir à Dieu. Au milieu de ces paroles d'acceptation joyeuse, on saisit pourtant l'écho d'une plainte. Quarante années auparavant, quand avait éclaté la tempête qui emporta