LIVRE V. CHAPITIii; Ul. M
lant de sa direction. C'est par là ([uo cette direction est forte et solide, autant que sûre et éloignée de l'illusion. « ...Il vaut infiniment mieux, dit-il, se conduire parroÔéissoTiee que parles lumières elles sentiments qu'on croit venir de Dieu. Conduisezvous en tout par la foi, et non par l'attrait et le sentiment. La foi ne change point ; le sentiment et l'attrait sont sujets à des vicissitudes continuelles. Lors même que l'attrait se fait sentir, il est et plus sûr et plus parfait de se conduire par la foi. La voie de la foi est bien plus sublime ; le démon ne peut y mêler ses illusions; il les mêle quelquefois avec l'attrait sensible'. »
Mais les âmes, quelle que soit leur bonne volonté, ont peine à se tenir constamment dans les hautes régions de la foi; elles retombent souvent, attirées en bas par le poids de la nature. Les plus fidèles et les plus généreuses gémissent de découvrir tant de passions basses, qui s'agitent nu fond d'elles-mêmes. Quelquefois elles s'étonnent d'être encore exposées à tant d'assauts ; elles en prennent occasion de scandale; elles n'osent se présenter devant Dieu avec ce triste cortège de misères; elles se persuadent qu'elles sont un objet d'horreur à ses veux. C'est au directeur à les éclairer, à dissiper leur.s craintes comme leur étonnement, à les consoler, et A leur apprendre l'art divin de tourner en moyens d'avancement et de perfection les obstacles mômes dressés par l'ennemi pour leur retardement et leur ruine.
Le P. de Clorivière écrit à l'une d'elles : « ...Vous