‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 196 sur 315 · LIVRE V. CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAPITRE III

ne sentez pas ce que vous dites, quand vous dêùrez que je connaisse l'état de votre âme, et que vous craignez, malgré les assurances réitérées que je vous ai données au nom du Seigneur, de vous endormir dans une fausse paix. C'est le langage d'une enfant, je veux dire d'une personne qui ne connaftrait rien aux voies de Dieu... II est insultaut pour mon ministère; c'est me dire que je ne sais co C[ue je dis, et que je me trompe... Il est outrageant pour Jésus-Christ même. Vous refusez en pratique d'ajouter foi à ce qu'il vous dil dans l'Evangile, que .c'est lui qui parle par ses ministres. Il est bien dangereux pour vous, et vous prive du mérite de l'obéissance'. »

Dans ces épreuves et dans toutes les autres, c'est au Sacré-Cœur qu'il faut recourir, il est la force et la consolation de l'âme. Le P. de Clorivïère revient sans cesse à cet aimable sujet; on peut remarquer dans sa correspondance une pieuse affectation A dater ses lettres du vendredi de chaque semaine, du premier vendredi du mois. 11 avait eu des reproches très pénibles à faire à l'un de ses prêtres ; il termine en le consolant ; « Je vous écris le vendredi-saint, jour de notre Rédemption. Avant de le faire, j'ai trempé en esprit ma plume dans les plaies de notre adorable Sauveur. »

La dévotion au Cœur de Jésus est tout à la fois le premier et le dernier mot de la direction du P. de Clorivière. « Renfermez-vous dans les Cœurs sacrés de Jésus et de Marie, écrit-il à une flmc éprise du

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désir de la perfection; puisez-y ce feu divin de l'amour qui doit à la longue consumer eu vous tout ce qui s'y trouve de terrestre, de naturel et d'humain... »

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