‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 221 sur 315 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

) rOMUTlONS :

SAINT- ACH EU L, BORDEtUK, MOXTMORILLOK, SOlSSdKS. LE NOViahT DE LA nUË DES POSTES.

LES CENT JOURS - DI^PERSiaN

La Compagnie de Jésus roiiaissait l'i lu vie pour reprendre le travail. C'était a uue troupe de dévoués et intrépides rameurs que le Saint-Père, suivant son expression, avait voulu lever pour les avoir à sea ordres dans la manœuvre du vaisseau qui porte les enfants de l'Eglise. » Mille engagements répondirent partout à sa voix. En France, où l'élan avait été longtemps contenu, le P. de Clorivière vît accourir une foule d'hommes impatients de s'enrAler sous In bannière rajeunie de saint Ignace. Ils portent presque tous des noms connus et justement vénérés. Ce sont les PP. Sellier, Baral. Druilhet, Debrosse, Louis et Maxime Debussy, Guidée, Gloriot, Gury, les trois frères ValentJn. A la i'm de celte première année 1814, ils ne sont pas moins de soixante.

Dans la pensée de tes réunir au plus tôt, car ils n'avaient point d'abord de demeure fixe et commune,

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le P- de CIorÎTière s'adressa aux religieQses de la VisitatioD qui. comme doos l'avons tu. avaient acheté, me des Postes, n* 20, la maison occupée avant la Révolution j>ar les Pères Eadisles. Avec un désintéressement et aoe charité dont nous gardons un reconnaissant souvenir, les Filles de sainte Chantai s'empressèrent de mettre à la disposition du P. de Clorivière un grand corps de logis, séparé de leur habitation par une petite cour. Ce fut notre premier berceau el comme la maison mère d'où sortirent toutes celles qui, depuis, se sont élevées en France.

Le P. de Clorivière, qui était demeuré jusque-là au couvent des Carraea, ^-int s'y fixer dans le courant de septembre. Il y établit aussitôt les exercices de la vie religieuse et du noviciat. 11 avait bâte de mettre à profit ces jours de réunion qui, pour plusieurs, étaient comptés. En effet, les œuvres extérieures, el particulièrement celle de l'éducation de la jeunesse, étaient sur le point de les réclamer.

Moins d'une semaine s'était écoulée depuis la promulgation de la Bulle SoUiciiudo ortintuni Ecciesiarum et déjà sur le conseil et avec la recommandation de Mgr Cortois de Pressigny, l'ancien évéque de Saint-Malo, les habitants de lïcUey adressaient au P. de Clorivière une supplique pour le prier d'accepter la direction de leur collège. Le collège de Belley avait été autrefois aux mains de la Compagnie; plus tard, il était passé dans celles des Pères de la Foi, et, sous leur habile administration, il était devenu si llorissant, qu'à l'époque du décret de dispersion porté contre cette Société en 1807, le

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