‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 264 sur 315 · LIVRE YI. CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE YI. CHAPITRE VI

rendait timide et paralysait son initiative ^ Ce défaut très réel dans un homme apostolique et surtout dans un supérieur, était compensé par de grandes vertus religieuses. « Le P. FoUoppe, écrivait le P. Sellier, «édifie la communauté par son humilité et sa tendre charité*. » <c Le P. FoUoppe est un saint, disait de son côté le P. Loriquet; je vois surtout éclater en lui une humilité simple et franche qui le rend le serviteur de ses inférieurs*. »

Nous n'étendrons pas plus loin ces citations ; nous ne ferions que nous répéter. A Sainte- Anne-

1. Voir rintéressante et pieuse notice que lui a consacré le P. Gagarin : Vie duP, Marc FoUoppe, S. /. Pion -1877. — Cédant au sentiment de son impuissance, le P. FoUoppe, dans la lettre dont nous avons donné en texte des extraits^ avait exprimé le désir de se retirer chez les Chartreux, ou chez les Trappistes mitigés. Le P. Gagarin signale, pp. 65-66, cette tentation de l'humble religieux et la démarche qu'elle lui inspira auprès du P. Général. « Nous n'avons point, jgoute-t-ii^ la réponse du P. Brzozowski ; mais il est certain que cette autorisation (celle d'entrer à la Chartreuse ou à la Trappe) ne lui fut pas accordée, puisqu'il est mort dans la Compagnie, p Nous avons retrouvé la lettre du P. Général; elle est 4u 9 avril 1816. En voici un extrait : « Je n'approuve pas, disait le P. Général, que vous vous livriez aux idées que vous me manifestez. Tenez-vous ferme dans votre vocation, et ne vous laissez pas ébranler par la crainte ou la pusillanimité. C'est Dieu qui «st notre force à tous, et avec son secours, nous sommes toujours capables de ce qu'il demande de nous... Du reste, ce n'est pas à vous de juger de ce que vous pouvez ou ne pouvez pas ; abandonnez cela à vos supérieurs, et faites avec simplicité vos efforts pour vous acquitter le moins mal que vous pourrez de ce qui vous est imposé. Ainsi vous aurez la paix de la conscience, et vous acquerrez plus de mérites que si vous suiviez des idées qui sont bonnes en elles-mêmes, mais qui ne le sont pas pour vous, dans l'état où vous vous trouvez. »

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