Lettre du P. Lanquet au même, 11 mars
d'Auray, les PP. Cuënet et Martin; à Môntmorillon, les PP. Béquet et Valentin; à Bordeaux, les ;PP. Debrosse, Barat, Cahier, Barelle, Maillard; le .P. Gury, à Forcalquier; les PP. Thomas, Gloriot, Chapelle, Chanon, à Laval; et à Paris, les PP. Varin, Roger, Druilhet, Ronsin pourraient sans désavantage soutenir la comparaison avec ceux que nous venons de nommer.
La jeune tige récemment sortie, à la voix du Souverain Pontife, du vieil arbre planté par saint Ignace, portait donc dans ses veines une sève généreuse, et on pouvait espérer qu'avec le temps elle se couvrirait des mêmes fleurs et des mêmes fruits.
Au dehors, au moins dans une large sphère, la Compagnie jouissait d'une estime et d'une considération qui s'attachèrent à elle dès le premier jour. On aima les nouveaux Jésuites avant même de les connaître et de les avoir vus à l'œuvre. On courut à eux de confiance ; le clergé et les familles chrétiennes firent appel avec le même empressement à leur dévouement.
Ils n'étaient pas cependant sans avoir des envieux et des ennemis. Héritiers du nom et de Tesprit de leurs devanciers, ils avaient du même coup recueilli l'héritage de préventions, de haines aveugles ou calculées qui, depuis son origine, n'ont cessé d'être le glorieux partage de la Compagnie de Jésus. Je ne parle point ici de ces haines farouches, engendrées, entretenues par le vice et la calomnie, et qui seraient prêtes, un jour d'émeute, à se baigner dans le sang. Au sortir de la Révolution, elles couvaient encore dans un grand nombre de cœurs, n'attendant pour