‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 269 sur 315 · Lettre du P, de Grivel au P. Rozaven, avril · texte numérisé non relu

Lettre du P, de Grivel au P. Rozaven, avril

de proscription des Parlements. Le P. de Grivel conjura ces entremetteurs officieux de ne rien promettre au nom des Jésuites, sans Texprès consentement de ces derniers.

Cependant comme ces communications dénotaient un certain bon vouloir de la part du ministre, et pouvaient ouvrir la voie à des négociations ultérieures dans lesquelles on arriverait peut-être à s'entendre, on crut prudent de ne point briser, et de préparer les réponses à faire, en cas de propositions officielles. Le P. de Grivel en rédigea quelques-unes et les lut au P. de Clorivière qui les agréa, mais demanda qu'elles fussent aussi soumises au P. Général. Le P. Brzozowski approuva Tidée de préparer des réponses; c'était nécessaire pour établir l'uniformité, ce Mais, ajoutait-il, il ne faut pas croire que vous deviez, ou que vous puissiez répondre à tout; il y a des choses que vous devez réserver nécessairement à la décision du P. Supérieur Général et du Souverain Pontife. Il faut vous borner alors à des réponses générales, prises de ce que la Compagnie a été instituée pour le bien de l'Eglise et des états, qu'elle n'a point d'autre vue, qu'elle a été, et qu'elle sera toujours prête à embrasser tous les moyens conve* nables aux temps, aux lieux et aux circonstances; que Ton ne doit pas être étonné de l'attachement de la Compagnie pour ses constitutions, puisqu'elle a l'expérience de près de trois siècles du bien qu'elle peut faire avec ses constitutions, et qu'elle ne peut que craindre les suites d'un changement. »

La question du nom pouvait être tranchée tout de suite. (( Pour ce qui est de notre nom, continuait le

Page 1