LIVRE VI. CHAPITRE VI
P. Brzozowskî, nous croyons que saint Ignace ne nous Tapas donné sans une inspiration particulière; il a été confirmé par une multitude de Papes, et tout nouvellement par Pie Vil. Nous en sommes en possession depuis trois siècles. Ce nom n'a rien d'offensant pour personne; quelle raison pourrait-il y avoir de le changer? C'est sous ce nom que la Compagnie s'est établie et a prospéré ; c'est sous ce nom qu'elle a été regrettée ; c'est sous ce nom qu'elle a été rétablie ; le gouvernement lui-même ferait de vains efforts pour le changer. Ce n'est là d'ailleurs, ajoutait-iK qu'une misérable chicane; quand on sera d'accord sûr la chose, on le sera bientôt sur le nom^ y>
Les choses en restèrent là. Sincères ou non, les dispositions du ministre ne se soutinrent pas, et les Jésuites demeurèrent ce qu'ils étaient. Un projet d'une toute autre nature se préparait du reste contre eux et menaçait tout l'enseignement secondaire ecclésiastique. Il ne s'agissait de rien moins que de faire rapporter rordonnance royale du 5 octobre 1814, qui autorisait les évéques à établir dans leur diocèse une école cléricale, et à la réserve des cours de théologie dans les grands séminaires, de placer tout l'enseignement sous l'autorité et le contrôle de l'Université. C'était le rétablissement pur et simple du monopole. Les transes étaient vives, ce Le sort de l'Eglise décidera du nôtre, écrivait le P. de Clorivière. Ce que nous savons pour sûr, c'est que l'on menace beaucoup les petits séminaires, et qu'on se propose au moins de leur imposer des conditions