Lettre du 5 août
il décida que personne ne ferait désormais le noviciat dans les petits séminaires; que les novices qui se trouvaient actuellement dans les collèges, ne pourraient prononcer leurs vœux qu'après avoir passé un an dans la maison du noviciat. Pour combler les vides que ces dispositions devaient nécessairement creuser, il avertit les supérieurs d'avoir à chercher des auxiliaires. Dans une de ses dernières lettres au P. Général, il écrit que, dans les cinq petits séminaires alors aux mains de la Compagnie, on en occupait jusqu'à quarante-six. Le noviciat, d'après un projet déjà ancien, fut transféré à Montrouge, sous la direction du P. Gury*.
Il fit aussi des réformes importantes dans l'enseignement. Le P. de Clorivière avait bien nommé partout un préfet des études, et dans ses visites en 1816, il avait travaillé à introduire le Ratio studiorum; mais en réalité, les résultats obtenus étaient demeurés asse*z incomplets. Les préfets des études, distraits par d'autres occupations, chargés quelquefois eux-mêmes du soin d'une classe, du reste habitués à d'autres méthodes, connaissant mal le Ratio qu'ils n'avaient pas étudié, et qu'ils n'avaient jamais vu appliqué, n'étaient guère en état d'imprimer une impulsion vigoureuse et efficace dans le sens demandé. Chaque régent était plus ou moins abandonné à sa propre initiative; chaque collège avait son système et ses procédés, système et procédés qui pouvaient avoir leurs avantages et qui, joints au zèle et à l'admirable dévouement des maîtres, étaient justifiés
1. La translation eut lieu le 15 avril 1818. Le P. Gury emmenai( avec lui quinze novices scolastiqnes et quelques Frères coadjuteors*