‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 28 sur 315 · LIVRE I. CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I. CHAPITRE III

la discipline religieuse est très exactement gardée... Les exercices de saint Ignace continuent à se faire avec le même concours et le même fruit dans les deux maisons de retraite ^ »

a Par la grâce de Dieu, écrit le P. Recteur de Metz, nos régents n'ont jamais paru plus fermes dans leur vocation ; jamais ils ne se sont portés avec plus d'ardeur à l'étude et à l'enseignement'. » a Rien d'étonnant, dit le Recteur de la Flèche, si au milieu de toutes les tempêtes qui agitent la Compagnie, la discipline religieuse souffrait quelque détente; mais il n'en est rien ; la ferveur des Nôtres n'a fait que se ranimer et s'accroître*. »

Une multitude d'arrêts vinrent coup sur coup compléter et fortifier celui du 6 août; chaque jour presque en voyait éclore de nouveaux. Toutes les autres affaires s'entassaient à l'entrée des tribunaux sans pouvoir obtenir audience; le Parlement était assez occupé à s'assurer contre les Jésuites une victoire durable et définitive. On remarqua que le 7 septembre, il n'y en eut pas moins de vingt-neuf.

Cependant les Pères avaient dû se disperser. Chassés une première fois de leurs collèges, expulsés aujourd'hui de leurs résidences et maisons professes, il ne leur restait plus, dans le ressort de la Cour de Paris, une seule retraite où il leur fût permis de garder ensemble les observances de la vie commune. C'était l'exil au sein même de la patrie.

Huit jours leur avaient été donnés pour évacuer

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