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contraire, plein de calme et de confiance, inToqoait dans le secret la protection de son bon ange, en continuant toujours à cheminer au hasard à trarers les landes. Comme ils entraient dans nn chemin creux et couvert, il entendit une voix qui lui dit : « Vous vous égarez ; retournez sur vos pas ; prenez à droite des landes et vous arriverez bientôt à Marcillé; » c'était en efTet l'endroit oA il voulait se rendre. Il jeta tout aussitôt les regards du côté d'où la voix se faisait entendre, pensant découvrir celui qui lui donnait cet avis salutaire; mais ni lui, ni son guide ne découvrirent personne. Il n'en suivirent pas moins la route que la voix leur indiquait, et arrivèrent hourousement au lieu de leur destination, bénissant la Providence du secours si opportun qu'elle leur avait envové,
« Dans une autre circonstance, où il se rendait de Dinan à Limoi^Ian, il s'engagea dans la lande de la Nouôe ou de l'Ennui, ainsi nommée à cause de son interminable longueur. Pendant son trajet, voulant vraisemblablement réciter son bréviaire, il descendit de son chevalet le laissa aller en toute liberté. Quelque temps apri^s, il s'approcha de lui pour le reprendre; mais l'animal, refusant de se laisser monter, s'enfuit au galop loin de la route, de sorte que le maitre ayant couru inutilement après lui, désespéra de pouvoir l'arrt^ter. Accablé de fatigue, il tournait alors ses regards de tout côté ; il appelait à haute voix des secours; mais les environs paraissaient déserts, et personne ne se présentait pour Taider à se saisir de l'animal. Dans son embarras, il eut recours à son refuge ordinaire : il se mit à\genoux, et invoqua son