‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 77 sur 315 · LIVRE II, CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE

sans y allumer un ardent désir de participer aussi souvent que possible à la sainte communion. Qu;iiul ce désir règne dans une communauté, chacun de aen membres s'applique à orner son âme de toutes les vertus pour être en état de communier souvent, et loin de se retirer de la sainte tabto les jours marqués par la règle, il s'afllige de voir ces jours trop rares au gré de ses vœux. Puisse le divin Esprit mettrf; ces dispositions dans vos âmes;... j'appellerai alor.^ voire demeure véritablement bénie de Dieu et comblée de toutes les faveurs du ciel. » Des instances si vives furent enfin écoutées et la communion fréquente fut remise en honneur dans le monaslèn^ L'amour de la sainte Vierge est inséparable de l'amour de Notre-Seigneur. Il y avait longtemps qii(t le P. de Clorivière avait consacré à cette divine Mcre et sa langue et son cœur. Nous l'avons entendu soupirer après le jour où il pourrait célébrer librement ses louanges. Plus tard, il a fait le vœu cher à tous ses dévots serviteurs de défendre le privilège <!f! son Immaculée-Conception; il a mêlé son nom «t ses gloires à tous les entretiens des jeunes religieux qu'il avait à diriger. Pouvait-il, dans son nouvel emploi, garder le silence et ne pas travailler de toutes ses forces à conduire au pied de son trdnc dos sentantes encore plus fidèles et plus dévouées?

Dévotion essentielle à tous les chrétiens, la dévotion à Marie doit être particulièrement chère aux Ordres religieux. C'est elle, conjointement avec son divin Fils, qui leur a donné naissance, qui tes a couverts de sa maternelle protection dans leurs dévelop|)i'ments et leurs épreuves. Les Ordres religieux à leur

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tour n'ont pas été ingrats, a Quel est l'Ordre, quelle est la communauté qui ne se reconnaisse redevable de tout à Marie, qui ne la regarde comme sa première Patronne et comme sa Mère bien-aimée, et ne fasse une profession singulière de la ser\âr et de l'honorer? Aussi règne-t-il entr'eux une sainte émulation. Pour l'honorer davantage, chacun d'eux se fait le promoteur de quelque pratique spéciale : le Rosaire, le Scapulaire, les Congrégations, et tant d'autres dévotions, dont la variété tourne à la gloire de Notre-Dame et relève l'éclat de sa parure. Mais ce culte doit passer de l'Ordre tout entier à chacun des membres, parce que chacun lui doit sa vocation, et que la fer>'^eur de toute la communauté s'y trouve intéressée. C'est une vérité d'expérience, a Si la dévotion à Marie vient à se ralentir dans un Ordre ou dans une maison, la régularité tombe dans la même proportion, parce qu'on ne peut négliger un devoir si essentiel sans abandonner la ferveur primitive et l'esprit des saints fondateurs. Oh! heureuse l'âme, s'écrie le P. de Clorivière qui est tendrement dévouée à Marie ! Elle se repose en assurance entre les bras de sa maternelle sollicitude et n'a rien à craindre des assauts de l'ennemi. Elle court avec un charme infmi dans les sentiers de la perfection, proclamant bien haut dans l'ardeur de sa reconnaissance que tous les biens lui sont venus par Marie. »

Mais dans le cloître aussi bien que dans le monde, la grande affaire est toujours celle du salut de l'âme. A ce titre encore, la dévotion à Marie doit être en honneur parmi les Ordres religieux; elle est un signe de prédestination. Le P. de Clorivière établit à grands

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