‹ Histoire du règne de Charles-Quint en Belgique (volume 3)Chapitre 7 sur 22 · IX · texte numérisé non relu

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du Parc, qui fut commis à la recette générale de ce subside , le porte à 19,300 livres par an, ainsi réparties : Brabant, 4,800; Luxemboui^, 600; Gueldre, 400; Flandre, 4,800; Artois, 2,400; Hainaut, 2,700; Hollande et Zélande, 900; Namur, 1,200; Utrecht et Overyssel, 1,200; Groningue, 300'.

En ramenant le concile à Trente, Jules III avait satisfait à l'un des plus vifs désirs de Charles-Quint, qui se croyait assuré de forcer les protestants à se soumettre aux décisions de cette assemblée, il ne tarda pas cependant à s'apercevoir que son ambitieux édifice était miné par sa base. Déjà, en effet, Maurice de Saxe, dont il se repentait d'avoir accru la puissance -, se disposait à sauver les libertés de l'Allemagne, qu'il avait failli détruire, et les protestants relevaient partout la tête. Leurs théologiens, arrivés au concile sous un sauf-conduit délivré par l'empereur, pour les préserver du sort de Jean Huss et de Jérôme de Prague, se retirèrent dès qu'on leur eut refusé la liberté d'opiner dans les sessions. Cet acte de fermeté annula par avance l'œuvre de cette assemblée. L'empereur fut ensuite averti qu'une vaste trame s'ourdissait^; que les dissidents armés s'appelaient ouvertement « amis de Jésus-Christ, protecteurs de son saint évangile, ennemis du

« Tous ces faits sont tirés du savant Mémoire de M. de Ram, sur la part que les théologiens belges prirent au concile de Trente, précité.

' Jusqu'à sa mort, dit-on, il ne cessa de se repentir d'avoir donné à Maurice rélectorat de Saxe. Dans sa retraite de Yusle, il avait fait tendre une vingtaine de tapisseries représentant les principales actions de son. règne. Lorsqu'il s'arrêtait devant celle qui représentait la prise de l'électeur de Saxe à Muhlberg, il soupirait et disait : « Si je l'eusse laissé tel qu'il était, je serais resté tel que j'étais. »> Tischreden, 6. Mémoires de Luther. Additions et éclaircissements, ||, U4,

' Viglii epist. sélect*, n® cli, 33S.

pape, des papistes, des prêtres et de leurs adhérents \ » et préparaient la guerre; qu'il ne pouvait plus guère compter sur le concours de Ferdinand, que lui avaient aliéné ses projets en faveur de Philippe ''. Ces premières vibrations d'un funèbre tocsin eurent sur-le-champ du retentissement dans les Pays-Bas, oii une tentative d'évasion, que fit à cette époque le landgrave de Hesse, produisit d'autant plus d'effet, qu'elle parut se rattacher aux plans d'insurrection des protestants et aux desseins hostiles de la France.

Charles-Quint, qui voulait avoir sous la main un épouvantail pour Maurice de Saxe, avait emmené avec lui à Augsbourg l'électeur Jean-Frédéric-Henri, tandis que le landgrave de Hesse avait été transféré du château d'Audenaerde à Malines. Ce prince y fut logé à la cour de l'empereur, dans la Blockstraety vis-à-vis du couvent des sœurs noires ^, et placé sous la garde des capitaines espagnols don Juan de Guevara et Sancho Mardones, qui recevaient leurs ordres immédiatement du duc d' Albe *. Dès son arrivée à Malines , il avait renouvelé les tentatives de fuite déjà faites sans résultat à Nordlingen et à Audenaerde ; mais l'active surveillance de ses gardiens les avait de nouveau déjouées ^ Cet échec ne découragea ni le prisonnier ni ses serviteurs, et un autre plan fut bientôt concerté.

Les gentilshommes et les gens du landgrave étaient logés à l'Aigle, où il avait ses écuries, et il arrivait fréquemment qu'ils se rendissent à Bruxelles, Louvain, Lierre ou Anvers,

■ Lettre du comte de Stroppiana, du 18 décembre 1550. 1. c, 189. » Voir Correspondenz, III, et Papiers d'étai de Granvelle, III.

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